samedi 27 février 2016

Psychotique délirant


Je voudrais vous faire mes excuses, parce que depuis des années, je ne m'étais pas rendu compte de mon état mental.
Ce n'est pas le monde qui va mal, c'est moi.
Ce que je prenais pour de la clairvoyance, n'était en fait qu'un délire psychotique.
En réalité, les gens sont bons, leurs motivations sont nobles et tout va bien.



video

La chanson de Mr Mustache

jeudi 25 février 2016

Sur la table : Oreilles Rouges et son maître



Sur la table aujourd'hui, enfin pas vraiment sur la table et pas non plus aujourd'hui, mais pas loin, le petit livre de François Matton "Oreilles Rouges et son maître" paru à l'automne 2015 chez P.O.L

Un maître, un disciple, un dialogue intérieur qui se serait échappé. En douceur, on finit par y croire, ils existent, Oreilles Rouges, son maître, les noisettes...
François Matton est un excellent dessinateur, de ceux dont on admire la virtuosité. 
Quand il écrit, on a le même sentiment qu'en regardant ses dessins. Tout à l'air naturel, évident, d'une apparente facilité.
C'est ce qu'il y a de plus difficile.
Cette époque est tellement lourde, on reçoit les informations comme l'enclume les coups de marteau.
Voilà un petit livre léger comme une brise de printemps à déguster le nez au vent. 
Oreilles Rouges et son maître dessinent, on trouvera donc, ponctuant leurs conversations quelques dessins ici ou là, qui prouvent indéniablement que tout est vrai dans cet ouvrage, d'ailleurs François Matton n'a aucune imagination.





mercredi 24 février 2016

Jacques a dit...



Au commencement était le verbe car c’est bien une idée d’intellectuel de commencer quelque chose qu’on ne finira pas.
Pas de dieux sans thuriféraires.

“Au nom de Dieu tu ne tueras point”, c’est pas moi qui le dit, c’est Lui !

Un dieu tout puissant un peu mono-maniaque, il faut bien l’avouer, qui voit tout, entend tout, juge tout ?
La belle affaire. 
Si je hurle vers le ciel, ( c’est là qu’il habite paraît-il ) :
“Dieu n’existe pas ! Qu’Il me foudroie si je mens !”

Shazam ?

Non, rien.

Soit j’ai raison, soit il s’en fout de mon opinion, soit c’est un mec super cool qui n’est pas soupe au lait pour un sou.
Quoi qu’il en soit, puisqu’il ne se passe rien, comment quelqu’un qui croit en Lui peut-il avoir l’outrecuidance de se substituer à son dieu pour exécuter un incroyant, alors que Pépère lui même n’a pas remué le petit doigt pour m’écraser comme une mouche infidèle ?

Les exécuteurs de basses œuvres à l’œuvre au nom de dieu ne croient pas assez à son omnipotence son omniprésence, sa toute puissance pour lui faire confiance ?

Ça craint pour eux.

Moi, je n’y crois pas, même s’il existe, Il ne m’en voudra pas si je manque de respect à l’idée que les croyants se font de lui.
En aucun cas, je ne juge ni n’exécute quiconque à sa place.

Dieu a dit levez le bras droit et crier “Heil” ?

jeudi 18 février 2016

Ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé de poils...


Que faire de ses cheveux, quand on en a encore, c'est tout de même une des grandes questions existentielles de ce début de millénaire dont on ne verra pas la fin. 
Heureusement, grâce à la tondeuse sans fil, quand on est un gars, on peut se faire à peu de frais un look à la Chéri-Bibi. 
C'est ce qui nous a valu l'apparition de toute une tribu de chauves à barbiches, typiques des années 90. 
Je ne reviendrai pas sur la "barbiche de traître", j'en ai abondamment parlé dans un précédent ouvrage intitulé " Fourberies capillaires" aux éditions PO(i)L. 
En ce moment, chez les jeunes mâles, cette espèce invertébrée, c'est court tout autour et touffu sur le dessus, un peu comme un revival de la coupe des chanteuses des années 80, comme quoi, on est à l'abri de rien. 
Pour les dames, voyez du côté du rayon teintures pour les fausses blondes, les fausses rousses, les fausses brunes et les fausses à cheveux blancs et à mèches, sans parler des fausses bleues et fausses rouges.
Avec cette mode du rasage intégral, va savoir à qui tu as affaire.


vendredi 12 février 2016

Le BISCOTO numéro 35 de février


Tout beau tout chaud, le nouveau BISCOTO est arrivé !
Avec un tout petit peu de retard, car il achevait sa mutation et sous une très belle couverture d'Eloïse Rey.
Avec toujours Lily et Georges-Henri Coin Coin en strip !


jeudi 11 février 2016

Un peu de suite dans les idées…


Donc hier soir, au cinéma de Auch, Laetitia Carton et ses deux films.
Très beau portrait d’Edmond Baudoin, j’y ai croisé Seb Cazes, un autre dessinateur du Gers, j’imagine que si ça avait été un portrait de Franquin j’aurais aussi rencontré Azara, Ernst et Windenlocher et Achdé si ça avait été un portrait de Achdé.
Le trait de pinceau de Baudoin sur grand écran c’est d’une grande beauté zen, comme les paysages de l’arrière pays Niçois.
Quand on aime le trait, le dessin, on pourrait regarder ça pendant une heure et demi sans problème parce que c’est fascinant.
Je n’ai pas appris grand chose sur Edmond Baudoin car je connais bien ses livres et il est tout entier dedans. Il y a un très beau travail de la réalisatrice sur certains plans de décors que l’on retrouve dans les cases des albums et un montage subtil d’une séquence pendant laquelle Baudoin semble se perdre dans une idée fumeuse et japonisante de tracé à l’eau sur un sol de bitume. Il casse son gros pinceau, la danseuse esquisse des gestes incongrus, on ne saisi pas très bien où tout ça va mener et puis la dernière séquence du film donne forme à ce ballet éphémère par un jeu d’ombres, comme un contrepoint cinématographique au trait de Baudoin.
J’ai croisé Edmond Baudoin à l’occasion de quelques festivals BD et je me souviens surtout d’un petit déjeuner passé en sa compagnie dans un hôtel de Grenoble. Le film le montre bien tel qu’il apparaît dans le monde réel. C’est un beau portrait de ce que Baudoin essaie d'être, ( comme tout un chacun ).

Je ne connaissais pas Laetitia Carton et si le film sur Baudoin m’intéressait, je ne pensais pas qu’il serait visible dans le Gers. On a la chance avec ciné 32 de pouvoir avoir ce genre de film à la cambrousse. 

Deuxième séance, salle comble pour le film “ J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd”.
Je me dis qu’il y a visiblement dans le Gers plus de sourds que d’amateurs de bonnes bandes dessinées en remarquant quelques personnes qui s’expriment par gestes.
J’exagère, il y avait bien entendu ( ah ah ah ! ), dans la salle des gens concernés par le problème de la surdité, mais pas tant que ça.
Ce film là, je ne serais probablement pas allé le voir parce qu’on passe facilement à côté de ce genre de choses. Comme je n’aurais pas regardé “La pieuvre” de film de Laetitia Carton qui a pour sujet la maladie de Huntington qui ravage sa famille, s’il n’y avait pas eu cette séance à Auch. Vous pouvez voir ses premiers films ICI

J’aime beaucoup les films documentaires d’Agnès Varda, je vois une certaine filiation entre les deux réalisatrices. Le choix de la première personne et celui d’accompagner les films avec sa propre voix, de se mettre en scène et d’aborder des sujets personnels. Il y a un lien aussi avec le travail de Baudoin évidemment.
“J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd” est un très beau film, émouvant mais sans pathos, on en sort avec l’envie d’apprendre le langage des signes et le sentiment d’avoir croisé un autre mode de perception du monde. 
Comme pour la séquence à la fin du portrait de Baudoin, le film se termine par une superbe idée, cette fois paradoxalement basée sur le son et grandiose grâce à la voix de la chanteuse Camille. On prend conscience tout à coup que l’on était pas obligé de lire les sous-titres, ( même si on ne peut pas empêcher son cerveau de le faire ! ) et que nous, nous avons entendu le vent, les chants d’oiseaux, les bruits de la ville…
 Il manquera aux sourds l’émotion que procure ce chant final à moins que  le langage corporel du comédien Levent Beskardes qui l’accompagne puisse en être un équivalent pour eux, ce qui me paraît malheureusement peu probable. 

mardi 9 février 2016

Avis à la population...

Il y a toujours un tintin qui traîne sur un coin de page...
En ce moment sur France Culture, il y a un feuilleton radiophonique le soir à 20 h 30. Une adaptation des "Cigares du Pharaon".
Même sans les dessins, ça marche!

Je signale aux Gersois qu'on peut voir mercredi 10 février à 18 h à Auch le film de Laetitia Carton sur le dessinateur Edmond Baudoin. La réalisatrice présentera ses deux films "Edmond, un portrait de Baudoin" à 18 h et "J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd" à 20 h 45.
Dans le cadre des "Ciné-rencontres Ciné 32"

Aphorisme ( de Panama )


Un homme qui croit que quelque chose existe n'a pas vraiment besoin d'un animal de compagnie.

jeudi 4 février 2016

Soyons sérieux...



Je ne sais pas si comme moi vous avez la malchance de recevoir ce qui circule, via nos messageries, en matière de vomissures de propagande franchouillarde, ça donne une idée du malaise qui règne en ce moment. 
Il y a quelqu'un qui s'obstine à m'envoyer ces "faites circuler" nauséabonds, je jette ça directement d'habitude, mais j'ai eu la curiosité d'en lire quelques uns. 
Ce sont de "braves gens" qui reprennent cette pensée à leur compte, j'allais dire "qui pensent ça" mais ils ne pensent pas, il sont juste d'accord avec cette "pensée".
Il y a quelques années, ils n'osaient pas exprimer clairement ces opinions, mais aujourd'hui une grande partie de la population semble pouvoir les recevoir sans crise d'urticaire. Pourquoi ?
Parce que les attentats donnent le sentiment que le FN a raison depuis 30 ans. L'histoire du serpent réchauffé dans son sein ( excellente chanson de Francis Blanche ! ).
Il ne s'agit plus du racisme de base que l'on combattait jadis, aujourd'hui plus personne ne considère ( presque plus personne ), qu'un africain est un sous-homme, ou n'a pas d'âme. On est confronté ( sans jeu de mots ? oh, un peu quand même ! ), à un racisme social et religieux. 
Parce que ce n'est pas facile de "vivre avec" des gens qui ne partagent pas tes us et coutumes et les musulmans posent un réel problème d'intégration. C'est supportable jusqu'à un certain point qui vient d'être largement franchi au nom de l'islam.
Combattre l'obscurantisme, donc la religion, ça va être long, donner l'impression de combattre le FN est plus simple, c'est ce que se bornent à faire les politiciens qui se servent de la menaçante vague bleue Marine pour espérer être élus, auquel cas ils s'empresseront d'aller baiser les babouches du pape pour bien insister sur les racines crétines de la Fronce, terre d'accueil et pays des droits de l'Homme et du fromage.

Continuer à ne rien faire d’autre que courir après le retour de la croissance en croisant les doigts, tout en prétendant qu’ils sont le changement du changement précédent semble bien être leur seul ambition.

Un président qui n’a pas été réélu ne devrait pas pouvoir se représenter, un président qui n’aurait pas à préparer sa réélection serait bien plus cohérent avec l’idée de servir son pays.
Un seul mandat de cinq ans éviterait au moins ce sentiment de déjà vu et avec un peu de bol, François Bayrou pourrait même finir par y arriver !

On pourrait imaginer de nouveaux partis politiques à la place de ceux qui en matière de changement, changent surtout de logo.

Liberté égalité fraternité, ni dieux ni maîtres : voilà un programme pour un parti politique moderne.
Le LEFNDNM !

Avec option d'achat



mercredi 3 février 2016

La chapelle Sixtine de la BD



Comme ça commence à faire tout de même beaucoup de petits dessins strips et autre bizarreries superflues, j'ai commencé à ranger tout ce qui est plus ou moins classable sur un autre blog "SUPERFLUX", dont l'icône brille de mille feux en haut à droite.
Pour les strips de Mr Popo, c'est plus compliqué car il y en a presque 400 mais je les regrouperai aussi certainement un jour.