jeudi 2 octobre 2008

Des écureuils et des noisettes...

Dites donc, ce matin j’ai entendu qu’un imam d’Arabicéoudite a lancé une fatwa contre Mickey !
Oui, la souris.
Finalement, ces gars sont plus marrants qu’ils en ont l’air. En réalité, ce sont de sacrés déconneurs et sur ce terrain, ils rejoignent d’ailleurs Gœbels, le chef de la propagande nazi, pour qui Mickey “ est le plus misérable idéal qu’on ait jamais conçu.”
Finalement, je ne suis plus très sûr de leur sens de l’humour.
Sauf qu’en ce moment, l’idéal de Mickey il en prend plein les gencives. Ah ben oui, Mickey avec sa culotte à gros bouton et son air de gentil contribuable, c’est un gros connard de capitaliste.
Bon sang, il faut que j’apprenne à ne pas faire précéder “ capitaliste “ systématiquement par “ gros connard”, je suis sûr que des gros connards de capitalistes, il y en des biens !
Mince, encore loupé.
Quand il se passe un truc marrant dans l’actualité, j’aime bien écouter les émissions de radios des stations que je n’écoute pas et qui donnent l’aparole ( c’est un néologisme subtil dont je vous fais cadeau ! ), aux zauditeurs, ( ça c’est du langage parlé ! )
Hier, j’ai entendu comme ça plein de petits écureuils apeurés qui serrent les miches sur leurs noisettes, ( c’est une image ). Moi qui n’ai pas d’économies à la banque, ( je garde tout en lingots enfouis dans une tombe d’un cimetière Mexicain ! ), je dois avouer que ça m’a fait rire, ces petits écureuils affolés.
Je n’ai rien contre Mickey et je suis le premier à dire que dans le régime nazi, il n’y avait pas que des bonnes choses, mais c’est quand même un peu vrai que les écureuils s’accrochent à l’idéal le plus misérable qu’on ait jamais conçu !

vendredi 26 septembre 2008

Mr POPO

Everything is possibeul...

Je ne l’ai pas écouté, le président de tous les Français sauf moi, mais il paraît que ça y est, tout est possible, même le pire.
Après la droite “ bling bling”, voici la droite “ pouèt-pouèt” et son terrible cortège, ( je ne peux plus m’en passer, si je reste deux ou trois jour sans employer” sinistre cortège” dans une phrase, je suis en manque ! )
Comme si, adoptant une posture alarmiste et sonnant le tocsin, celui-ci faisait un bruit incongru de coussin péteur, notre little big man s’adresse solennel à la nation pour lui promettre de la sueur du sang et des larmes. voilà le programme !
Putain, plus de parachutes dorés !
C’est la révolution ! aux larmes citoyens !
C’est le moment de ressortir notre logo R.B ( prononcer Herbi ), à imprimer et diffuser largement !



mercredi 24 septembre 2008

À la manque...

Avec la rentrée, un peu de recul est parfois nécessaire. J’ai pris du recul.
En fait, j’étais sur le toit.
On ne va pas assez sur le toit des maisons, c’est bête, parce que c’est très bien situé.
Point de vue ensoleillement, ça vaut la plage et en plus, y a pas de sable.
Il n’y a pas non plus la mer, donc aucun risque de se faire piquer par une méduse ou dévorer par un squale et on a une vue magnifique sur les trucs autour. Et pas un blaireau pour venir étendre sa serviette de bains juste à côté de vous avec des mioches braillards une glacière et un parasol !
Chez moi, les trucs autour, c’est des vaches.
Les gens s’énervent pour un rien, mais si tu regardes bien les vaches, tu t’aperçois qu’elles ne se sentent pas vraiment concernées par les réformes du gouvernement Fillon. En réalité, même celles qui font semblant de s’intéresser, elles n’en ont carrément rien à foutre.
Sérieusement, on ne peut pas leur en vouloir, aux vaches. C’est déjà tellement compliqué pour elles de comprendre les méandres de la politique agricole commune, on ne va pas leur demander de suivre les circonvolutions des ministres d’ouvertures de fermetures et d’expulsions du gouvernement Fillon.
Au départ, j’étais sur le toit parce que je monte une cheminée, mais j’hésite à redescendre.
La rumeur d’un épouvantable crack boursier est parvenue jusqu’à mes tuiles. L’ effondrement de l’économie mondiale, il paraît que c’est de la faute de Bernard Tapie et de Jean-Louis Borloo, ( et un peu aussi de Raymond Domenech ! ).
Peut-être que c’est pas tout à fait ça, c’est de la rumeur de ruminant, ici les choses me parviennent de bouche à oreille de vaches et je n’ai pas la Ferrari de TF1 ou la trottinette de France 2 pour vérifier l’information parce que j’ai démonté l’antenne.
J’avais donc un peu la trouille de la fin du monde des marchés financiers, quand au petit déjeuner, Alain Mink est venu m’expliquer que tout allait bien mais à un poil près.
Je dois dire que j’ai peut-être pas tout saisi, parce que ça fait un moment que je n’écoute plus les paroles, je me laisse juste bercer par la mélodie.
Quel que soit le bourreur de mou qui m’interpelle quelque part, j’ai tendance à n’écouter que la musique, le rythme du phrasé, la tonalité de la voix de son maître.
La plupart du temps, c’est largement suffisant pour se faire une idée.
Bon, Alain Mink, ça a l’air d’être un type important, ( du moins lui en est persuadé ), qui est très rassurant sur ses certitudes et qui est carrément pote avec le mari de Carla Bruni.
Ah, ça pose son homme, pas vrai ?
Du coup, on l’imagine autour d’un barbecue en compagnie de Bigard, Christian Clavier et Enrico Macias, écoutant “ l’amoureuse” en grillant des saucisses, ça fait sérieux !
Alain Mink, c’était un des patrons du Monde, c’est pas de la gnognote, et bien à part qu’il est copain avec Sarkozy, j’ai rien compris à la mélodie du bonheur cataclysmique et libéral de sa chanson.

Je me suis mis un disque de Mink Deville et ça m’a foutu la pêche pour toute la journée, c’est vachement plus efficace musicalement.

mardi 9 septembre 2008

Champignons du monde...

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais les jeux olympiques, ça m’a rien fait du tout.
Vu de mon nombril, tout ce tintouin médiatique, toutes ces dépenses de dollars chinois, ça n’a servi à rien, même pas à me divertir.
J’ai lu quelque part que pendant l’Euro de foot, le soir du match Pays-Bas / Russie, il avait été consommé 200,000 litres de bière !
Pendant les épreuves de natation, j’ai bu un verre d’eau.
Quand les coureurs courraient, je m’essuyais les pieds sur le paillasson, pendant le saut à la perche, je me nettoyais l’oreille avec un coton-tige...Je m’en suis foutu, quoi !
Et pourtant, je m’intéresse aux records, pas plus tard que ce matin, ma fille a battu le record mondial d’expectative.
Sept minutes devant sa tartine de confiture !
À la maison, on est pas plus fiers que ça d’avoir une championne, on a pas de sponsors, pas de coach, on fait ça à l’ancienne, pour la beauté du geste.
Courir vite quand tu n’es pas poursuivi, c’est du gaspillage. Sauter plus haut, nager plus vite, c’est moi que chuis le plus fort, c’est moi que je travaille plus, c’est moi que je gagne plus, Nananère !
Belle mentalité.
Alors que ça serait plus sympathique de faire le tour du stade en discutant de choses et d’autres, prendre le temps d’apprécier l’architecture, sourire aux spectateurs...
Les athlètes, ils préfèrent cavaler en regardant leurs pieds, c’est intelligent.
Tout ça pour gagner des médailles.
Vous me direz, pendant ce temps là, ils ne pensent pas à se foutre sur la gueule, ( à part les boxeurs ! ), c’est déjà ça.
Heureusement, les Français, c’est pas les pires. Laure Manaudou par exemple, elle a bien profité de l’architecture de la piscine, il paraît. C’est bien, ça, c’est du bon esprit.
Nous en France, on a la culture de la défaite, on construit des équipes spécialement pour ça. De temps en temps, ça dérape, comme en 1998, on est jamais à l’abri d’un abruti qui n’a rien compris à l’esprit Français.

Je voulais parler des champignons du monde, mais comme je n’y connaît rien, j’ai préféré parler de l’esprit Français !