mercredi 17 novembre 2010

NEWS of ze petite annonce

Je cherche pour ma fille, le tome 3 du manga Nausicaä de la vallée du vent, à prix pas trop prohibitif ou échange contre une BD, un dessin original, de la nourriture...
Si vous avez aussi les tomes 5, 6 et 7 et que vous souhaitez vous en séparer, vous pouvez me faire une proposition.
Je sais bien que ça a l’air bizarre venant de moi qui ne sait pas lire à l’envers, mais on a offert à ma fille les volumes 1, 2 et 4, alors c’est dommage de ne pas avoir au moins le T3.
Merci de votre attention, à vous Cognacq-Jay ! 


Conte de Noël…


J’ai eu envie un jour d’une très belle veste en tweed. Je me suis offert un modèle  Johnstons scottish tweed de chez Bookster.
Voilà qui changeait radicalement mon style vestimentaire. Quand j’ai reçu la veste, j’étais ravi, mais il fallait se rendre à l’évidence, aucun de mes pantalons n’allait avec ce motif de tweed. J’ai acheté un élégant pantalon, ce qui m’a immédiatement conduit à investir dans une élégante paire de chaussure, un modèle de chez Harris.
Je n’imaginais même pas descendre dans cette tenue d’une Fiat Panda.
J’ai acheté une Jaguar.
Ce qui ne cadrait vraiment plus avec la Jaguar, c’était mon pavillon de banlieue, ça jurait atrocement quand je la garais devant.
Il me fut assez difficile d’acquérir le manoir en Écosse, mais grâce à quelques judicieux placements financiers, j’y parvins néanmoins.
C’est en emménageant, que je pris réellement conscience d’une chose : ma femme et mes enfants n’allaient pas non plus avec la veste en tweed.
Je divorçais donc, pour me remarier avec une jeune femme russe qui travaillait dans la mode et dont la silhouette longiligne s’accordait à merveille avec la carrosserie de la jaguar.
Quant aux enfants, nous les avons mangés.

dimanche 14 novembre 2010

Le retour du phare

Ça fait un moment que je n’ai rien mis sur ce blog, comment vous avez fait pour vous éclairer sans votre phare de la pensée ?
OK, disons la loupiote du frigo de la pensée, si vous voulez, mais c’est déjà ça.
Certains me disent « mais alors ? »
Et moi, je réponds «  mais oh, ça va hein, j’ai pas que ça à faire. »
En réalité, je me suis vachement fait mal en ne faisant rien,( ce sont les dangers de l’oisiveté ).
C’est un nerf qui s’est coincé tout seul. Du coup j’ai vachement mal quand je tripote la souris. Et ça, ça ressemble à s’y méprendre à une punition divine.
En ce moment, mine de rien, je souffre le martyre, juste pour vous.
Comme Jésus-Christ.
Non, mais ne me remerciez pas, ça me fait plaisir, ( pareil que JC, je vous dis ! Nous, les messies, on est comme ça. )
Alors, ça m’a conduit chez le médecin que j’ai, maintenant que je suis vieux. C’est la dame qui est venu quand j’ai failli mourir, comme je ne suis pas mort, ( je suis très fort, mais quand même pas au point de vous écrire de l’au-delà ), je l’ai gardée comme médecin référent.
Avant, j’en avais pas de médecin référent parce que notre médecin de famille il est parti. Il a plus voulu de nous, ses patients et il est allé faire je sais pas quoi je sais pas où.
Et du coup, il a été remplacé par un type bizarre qui n’a pas l’air d’être vraiment docteur.
Je vous raconte ça, vous vous en foutez, mais c’est pour dire, c’est la merde de trouver un bon docteur. Mais là, celle qui s’occupe de mon nerf coincé, elle est bien, mais je ne vous dirais pas qui c’est, parce que sa salle d’attente était bondée et ça va comme ça.
Et c’est là que je voulais en venir, j’ai feuilleté des journaux de salle d’attente pendant une heure et du coup, je sais plein de trucs, comme : que Jean Michel Larqué a une petite fille de six ans dans le Béarn ou que Liliane Bettencourt à une île aux Seychelles et que le Chat de Geluck n’est vraiment pas drôle.
Ah, non, mais le Chat de Geluck, c’est vraiment aussi pas drôle que Mr POPO !
Je ne savais pas que c’était moins bien à ce point-là et j’avais pris pour un compliment ce que m’avait dit un lecteur comme quoi que je suis aussi drôle que Geluck. En fait il se foutait de ma gueule ?
La salle d’attente, c’est bien pour voir des vrais gens. Vu que chez moi, il n’y a que des créatures de rêves, de temps en temps, il faut bien que je me plonge dans la terrible réalité du vulgus pecum scrofuleux, du lardon braillard et du troisième âge à bas de contention.
La vie réelle quoi.
Où qu’on aille, dorénavant, on ne peut pas non plus éviter la gonzesse au jean taille basse dont on voit les reins quand elle se baisse un tout petit peu et qui arbore un de ces tatouages merdiques qui sont à la mode chez les crétins.
Quand donc allez vous comprendre, bande de bécasses, que ça fout en l’air toute l’esthétique de la chute de reins, votre zigouigoui dans le bas du dos ?
Les blaireaux tombent dans tous les panneaux et font perdre tout sens aux choses.
Le tatouage, c’est pour les pirates, les bagnards, les mauvais garçons, c’est pas pour les mémères à jean tailles basses !
Des pointillés autour du cou, une guillotine avec « pas vu pas pris », « ni dieu ni maître » à l’encre bleu, ça pouvait avoir un certain charme sur un vrai dur, mais vos tatouages c’est de la décoration, ça n’a plus aucun sens, vous singez les marginaux les pieds bien au chaud et du coup, ça fait vulgaire.
Mais c’est la mode et contre ça, on ne peut rien, la seule chose de positif dans tout ça, c’est que la mode, ça ne dure pas mais que vos merdes graphiquement pitoyables sont là pour toujours et que ça fera bien rire les employés des maisons de retraites et les thanatopracteurs dans quelques années.
Si encore elles se faisaient tatouer des Mr POPO ou des CHATS de Geluck, au moins ça nous ferait de la lecture.
Bon, comme je ne peux pas faire de la souris, je mets une de mes œuvres secrètes de collages de petites têtes.
Et c’est marrant, parce qu’un gars qui m’a contacté  pour acheter une planche originale de la BD « LONDON » est reparti avec une planche de ces collages, je ne sais pas trop si c’est parce qu’il a compté les cases et qu’il s’est dit qu’il en avait plus pour son argent...
Vous pouvez en voir une autre et des détails sur mon "blog de dessins" dans la barre de liens, si ça vous branche.


lundi 8 novembre 2010

Expo SAPEL

Pour ceux qui passeront par là, mon amie Dominique Sapel expose ses sculptures, Terre cuite, sérigraphies et linogravures du 13 au 29 novembre 2010 à Saint-Genis-Pouilly, dans l'Ain.
Le vernissage le 13 novembre à 18 heures au Centre Culturel Jean Monnet. Dédicace de l'artiste de son livre "CHRYSANTHÈME", inspiré du roman de Pierre Loti.
Horaires : Du lundi au vendredi de 10h30 à 12h - Samedi et dimanche de 10h à 18h
Renseignements : 04.50.42.29.37  et  06.72.26 15 06
Voilà, vous savez tout !






mercredi 20 octobre 2010

Encore des ouatures


Hier soir, ma fille m’a emmené voir Ao le dernier Néanderthalien, qui conduit une peau de bête à un moment dans le film et on sent bien que c’est le début de la crétinerie qui commence. Le premier véhicule.
C’est une carcasse de bête sur laquelle il glisse dans la neige en rigolant et c’est la joie primaire du conducteur idiot juste content d’aller plus vite qu’à pied.
Dites donc, quatre heures de maquillage pour que le comédien ressemble à un néanderthalien. Impressionnant !
Ils auraient pu faire plus simple en prenant directement Franck Ribéry, mais au cinéma on aime se compliquer la vie.
Il ressemble vachement à Ribéry, Ao le Néanderthalien, avec quelque chose d’un peu plus vif dans le regard, sinon, c’est carrément son sosie.
C’est pas un film génial, mais ma fille a aimé. Je crois que c’est parfait pour le CM1 CM2.
Les scientifiques sont super contents d’avoir découvert que nous autres, les homo sapiens, on a des petits bouts de gégènes Néanderthaliens. Ce sont ces petits morceaux là qui, d’après le film, sont les moins pires, parce que les sapiens, sont de gros connards vindicatifs, arrogants et violents qui ne pensent qu’à se foutre sur la gueule, alors que, Ao, c’est un poète qui parle aux petits oiseaux et qui veut juste se taper le top modèle qui joue le premier rôle féminin.
Malheureusement, c’est Sapiens qui a réussi à imposer son modèle libéral sur la planète et maintenant il fait la queue aux pompes à essence.
On est peu de choses tout de même.

Auto immobilistes


Au journal parlé en image, des témoignages en pagaille d’automobiles dont les bernard-l'hermites pas content râlent comme quoi que ça fait quatre heures qu’ils tournent pour trouver une station avec du carburant et maintenant, ils sont sur la réserve. Si tu n’avais pas tourné quatre heures pour trouver du carburant, tu ne serais pas sur la réserve, connard !


lundi 18 octobre 2010

Là où il y a de lacrymogène y a pas d’plaisir

 Le Français est capable de se remuer le cul quand ça en vaut vraiment la peine. Il laisse virer les roms  sans trop d’état d’âme, il laisse les gens crever dans la rue pendant qu’il fait ses courses de Noël. Il ne bouge pas une oreille alors qu’on le prend pour un con à longueur d’élections, il vote pour des voleurs, des escrocs sans morale, en pensant qu’ils vont lui donner du bon libéralisme qui fera grossir sa croissance, mais si on lui touche à sa retraite, là, il se fout en rogne.
Il est comme ça le Français, il a le sens de la mesure et des priorités.
Tous ensemble tous ensemble !
Au cul au cul aucune hésitation !
Non, mais vous voulez que je participe à ça ?
Cette longue marche pour la vieillesse ?
Putain, mais ça me fout un bourdon pas possible, cette soudaine révolte de la jeunesse pour préserver le système de retraite.
C’est pas que je trouve illégitime de se bouger enfin contre ce gouvernement de mafieux, ce n’est pas que je trouve que la cause ne vaille pas la peine, c’est qu’il a fallu qu’on touche à vos retraite pour vous mettre dans la rue.
Je dis vos, parce qu’à titre personnel la retraite ne me concerne pas, avec un peu de chance, je serais mort avant et sinon tant pis pour moi.
Ah, c’était tellement plus simple de ne pas élire zébulon premier.
Je n’arrive pas à en sortir, tout ça était prévisible, et maintenant il faut descendre dans la rue pour sauver les retraites des « travaillez plus pour gagner plus » ?
Moi, j’ai pas envie. Je m’en cague de la retraite des cons qui ont voté pour le libérateur du libéralisme.
Qu’ils se démerdent avec la merde qu’ils ont semée.
Par contre, quand la « gauche » sera revenue au pouvoir, ça sera bien de descendre dans la rue pour l’obliger à réaliser une politique de justice sociale.
Ou alors, cette montée de la moutarde dans le nez du peuple est motivée par un vrai ras-le-bol général  et c’est la révolution et là, je suis d’accord, on fait tout péter et on coupe la tête du monarque, mais si c’est jute pour préserver sa retraite, c’est trop minable comme idéal révolutionnaire.
Robespierre : «  Bon, Danton, on va poser un ultimatum au roi : soit il nous instaure la retraite à 60 ans, soit on bloque les raffineries. Qu’est-ce que t’en dis ? »
Danton : «  Les quoi ? »
Robespierre : «  Les raffineries. J'ai dit les raffineries, mais j’aurais tout aussi bien pu dire le réseau SNCF ! »
Danton : « Le quoi ?  Écoute Maximilien, je veux bien que tu sois en avance sur ton temps, mais tu crois pas que tu pousses un peu ? Avec tes conneries de blocages, on va pas pouvoir partir en vacances à la Toussaint ! »


lundi 4 octobre 2010

Un monde parfait

La méchanceté gratuite, c’est mal, mais il ne manquerait plus qu’elle soit payante.
Madame Carla Bruni-Sarkozy est très gentille.
Non, mais alors vraiment très très gentille. Et je crois que c’est aussi une très bonne ménagère, même si ce sont les domestiques de l’Élysée qui font le ménage et la cuisine, parce qu’elle dit que des fois, elle fait à son petit mari « la pasta », je crois que c’est des nouilles. J’ai pensé un moment que c’était une position du Kamasoutra, mais c’est des nouilles à l’eau.
†out ça, elle le fait en plus de s’occuper du sida, des pauvres et des tailleurs Chanel.
Elle est vraiment très gentille.
Normalement, je ne regarde pas la télévision,  mais hier soir, je n’ai pas été assez rapide pour éteindre après avoir visionné un dvd, et je suis tombé amoureux de madame Carla Bruni-Sarkozy et de son petit mari de président.
J’ai l’air d’être une teigne, mais moi aussi, j’ai un petit cœur de Barbie qui palpite dans ma poitrine.
Ils sont trop mignons. Et elle, elle est vraiment très très gentille, ( je crois que je l’ai déjà dit, mais gentille comme ça, c’est rare, ça mérite d’être répété )
Et pourtant, elle n’a pas la vie facile, elle est même obligée de toucher des pauvres, je l’ai vu dans un excellent reportage de propagande diffusée par une chaîne du service public qui est effectivement au service du public.
Le public de l’Élysée, c’est aussi du public, c’est pour ça que c’est du service public.
Qu’est-ce que j’aimerais être gentil comme ça.
Comme Carla Bruni-Sarkozy, ou même comme les journalistes de France 3 qui ont réalisé cet excellent reportage de service public.
Carla, elle va partout pour propager le sida, elle lutte contre les inégalités, on la voit même chanter du Bob Dylan, c’est vous dire si elle est engagée. On la voit, à un moment, avec un blouson du Samu social, en train de parler à un pauvre.
En vrai, hein, un vrai pauvre assis dehors dans la rue sur le trottoir avec des crottes de chien et tout.
Je m’attendais à ce qu’on la voit multiplier les pains et marcher sur l’eau, mais elle est très discrète et on la voit juste faire des bisous à un gnome.
Je crois que, à part Eva Braun, je ne me souviens pas d’une autre femme de président aussi amoureuse, c’est vous dire si c’était mignon.

vendredi 1 octobre 2010

Allons enfants… Encore un effort et vous deviendrez des vieux cons.

S’il y a une chose avec laquelle on ne doit pas plaisanter, c’est bien la jeunesse.
D’abord parce que le sens de l’humour des jeunes est globalement assez limité, mais surtout, parce que les parents.
(Ça à l’air d’une phrase à laquelle il manque quelque chose, mais en fait, non.)
Pendant des siècles, on a élevé les enfants à coups de triques et ça marchait très bien. Ça faisait de bons légionnaires en tout cas.
À l’époque de jadis, lorsque les problèmes de chômage et de démographie étaient résolus avec un bon sens tout militaire et l’équilibre d’une bonne guerre tous les 20 ans, le manuel de dressage du chimpanzé de première classe était largement suffisant pour l‘éducation des tout petits. Avec en plus, un chouia de catéchisme et une once de patriotisme, on te tenait une génération bien en main, prête à mourir pour dieu, la patrie, la famille et l’industrie lourde.
C’était le bon temps.
Malheureusement, vint la société de consommation qui ne peut pas se permettre de perdre bêtement des consommateurs à la guerre, et Françoise Dolto.
Bon, c’est un peu raccourci, mais dans l’ensemble, ça suffit à expliquer la situation actuelle.
Françoise Dolto, c’est très bien.
Si vous voulez avoir de gros barbus rigolos qui se trémoussent en chantant « Senior Météo » et « Big Bisou », c’est parfait.
Dolto lue par des imbéciles, c’est pire qu’une chanson de Carlos, c’est la porte ouverte à tous les courants d’air.
Ok, le niard est une personne à part entière, même s’il compte pour une demi-part fiscale.
D’accord, secouer les bébés, les jeter par la fenêtre, les oublier dans la voiture, les congeler, c’est mal. Toutes ces pratiques qui participent à l’équilibre démographique tout en permettant de faire l’économie d’une bonne guerre, car elle aurait le fâcheux inconvénient de détruire des Mac Donald, sont néanmoins assez mal vues de l’opinion publique.
Bourrer les enfants dés le plus jeune âge de saloperies industrielles, qui les rendent accros au sucre, les coller devant des écrans de télévisions pour qu’ils se tiennent tranquilles en regardant se succéder les meurtres et la propagande publicitaire pour des saloperies industrielles qui les rendent accros au sucre, aux bagnoles, aux couches-culottes avec des petits élastiques là, aux filles qui sautent partout avec des corn flakes, etc.… C’est pas tellement mieux, mais on dirait qu’il n’y a que moi qui m’en rends compte.
Fabriquer à la chaîne des petits insatisfaits, pour qu’ils ressemblent à leurs parents, c’est plus facile que d’imposer une certaine rigueur Raymond-Barrienne, sans lipides et faite de joies simples, comme le bonheur de se laver les mains avec du savon de Marseille.
Ah, oui, c’est mon vice. Se laver les mains avec un savon de Marseille, y a rien de mieux au monde parce qu’après, tes mains en plus d’être propres, elles sentent modeste.
J’ignore comment c’est arrivé et si c’est l’héritage de mai 68, mais les enfants sont des petits cons.
Bon, pas tous, y en a des biens, j’ai moi-même un ami enfant.
Que les enfants d’aujourd’hui soient des babouins braillards, crasseux et incontrôlables, parce que leurs parents préfèrent ne pas les éduquer pour ne pas les froisser, ça pourrait être un concept de civilisation, et après tout, chacun est libre de forger lui-même ses propres chaînes.
Mais de grâce, qu’on puisse au moins dire aux parents cool à quel point leur progéniture libérée des entraves du savoir-vivre est inadaptée dans un milieu civilisé. Plus clairement, qu’ils nous font chier ces merdeux indisciplinés, grognons et insolents dont les petits caractères les émerveillent.
Parce qu’en faisant semblant de rien, en ménageant les susceptibilités, la chèvre et le chou, non seulement on se laisse emmerder avec le sourire, mais on accepte de vivre dans un monde peuplé d’énergumènes.