mercredi 11 juin 2014

Rigolo comme un philosophe nihiliste

En ce moment, même si ça n'est pas ce que je devrais faire, je range tout.
J'ouvre les tiroirs, je déplie les vieilles chemises en carton pour voir ce qu'il y a dedans, j'archive, je classe, j'étiquette...
Je fais aussi le ménage dans les fichiers informatiques, je crée des blogs sur lesquels je vais ranger tout ça pour que ce soit plus simple à retrouver.
C'est super flippant, ça veut peut-être dire que la fin est proche.
Cette manie du rangement et le fait que j'étais en train de lire "La tentation d'exister" de Cioran, je me suis demandé si je ne filais pas un mauvais coton, genre la maturité qui vient à point à qui sait attendre...
Et puis, je suis tombé sur ce petit gribouillis oublié sur un coin de feuille qui m'a beaucoup fait rire.
Ce n'est pas que je sois particulièrement bon public avec moi même, c'est qu'il est tellement con qu'il en est devenu drôle, ( un peu comme Jean-François Copé ! )
Je ne sais pas de quand il date, c'est un tout petit crayonné de rien du tout, je l'ai agrandi et mis en couleurs et le voilà, magnifique, splendide, chapelle-sixtinien !
J'ai lu aussi "métaphysique de l'amour, métaphysique de la mort" de Schopenhauer, il me semble que ça a dû vaguement m'influencer pour ce dessin.


Aux sombres héros de l'amer



Grande nouvelle, deux auteurs de BD arrêtent.

Ils ne font plus de BD, c'est terminé, c'est trop dur, le métier est trop difficile.
Vous n'avez pas eu l'info ?
C'est parce que vous ne faites pas partie du petit monde de la BD qui se regarde le nombril.
Des auteurs qui arrêtent, il y en a tout le temps, je ne sais pas pourquoi ces deux là sont plus intéressants que les autres.
Peut-être parce que d'après l'article de Rue89," Les auteurs de BD se cachent pour mourir", ces auteurs sont "estimés par leurs pairs et la critique", ( j'ai entendu dans un coin de mon cerveau reptilien, l'écho de la voix du Professeur Choron dire "Qu'ils crèvent !" ).
Ah, voilà, d'accord !
Moi, quand je me cacherai, mais pas pour mourir sur sur Rue89, tout le monde n'en aura rien à foutre parce que je ne suis pas estimé par mes pairs et la critique. 
Du coup, ce sera encore plus triste et sordide comme histoire.
Si ça se trouve, un bon scénariste,( un qui est estimé par la critique et ses pépères ), se dira "tiens, ça pourrait faire un triptyque intéressant, je vais demander à Dargraud de me trouver un bon dessinateur, un qui est estimé par les critikacouatiques et leurs paires et en route vers les prix œcuméniques et Angoumoisins !"

Que la vie d'auteur de BD soit difficile et qu'il faille se battre pour essayer d'améliorer les choses, c'est un fait, mais le combat ça se mène debout, pas à genoux dans ses larmes.
Ces artistes qui n'aspirent qu'à la normalité me donne moins envie de pleurer que de vomir. 
À quel moment, la vie d'artiste a t-elle été synonyme de stabilité et de banalité ?
Vous faites injure à tous les créateurs morts dans la misère que compte l'histoire de l'art.
La seule noblesse de l'artiste c'est justement qu'il est incapable d'être autre chose,( Jamais l'artiste ne sera un président normal! )
Si toute la force de conviction qui est en vous pour exercer votre art se résume à gagner votre vie normalement, vous faites bien d'arrêter, mais par pitié, n'essayez pas de faire pleurer dans les chaumières.
Personne n'en a rien à foutre que vous cessiez de "faire de la BD" comment est-il possible que vous ne l'ayez pas compris ?

Alors s'indigner ou se résigner ?
La mode est à l'indignation factice et à la résignation larmoyante.

Ce que vous voulez, c'est faire partie du petit nombre d'élus qui rencontrent le "grand public", le succès et gagnent assez d'argent pour devenir de bons bourgeois suffisants.

Si ce miracle des miracles était arrivé, on ne vous entendrait pas pleurnicher sur les difficultés du "métier". 
Vous vous pavaneriez de festivals en festivals avec cet air satisfait du crétin légitimé par le succès.

Ah mais bon sang ! Qu'est-ce que je raconte ?

Ces deux auteurs ne sont pas des pégreleux aigris, ce sont des cadors estimés par la profession et ses pairs ! ( qui ont connu les affres du succès public qui plus est ).
C'est pour cela que leur "double annonce a un fort retentissement", et que d'aucuns trouveront dans leur geste un certain courage.
Ma "lettre ouverte" pleine de fiel n'est qu'un pet de lapin dans cet ouragan de compassion qui va déferler sur la profession !
Pour couronner le tout, ce sont certainement deux gars très sympathiques avec des tas d'amis et de lecteurs, tout le contraire de moi.

Oubliez tout,les mecs, j'ai réagis un peu impulsivement. 
Votre légitime mal-être en étendard, portez haut les couleurs de notre noble art dans d'autres secteurs d'activités plus rémunérateurs. 
Bon vent à vous deux, chers confrères que je n'ose appeler camarades.





mardi 10 juin 2014

Le fléau de l'absentéisme



Quelquefois, je ne suis pas là. Je ne sais pas si c'est commun aux communs des mortels, vu que je n'ai l'expérience que de moi, mais j'imagine que nous avons tous ces moments d'absences. On se retrouve soudain prisonnier d'une discussion dont le sens nous échappe, un simple hochement de tête faussement attentif permet de donner le change, mais si on sent qu'on va se faire poisser, le mieux, c'est encore de s'évanouir.
C'est ce que faisaient les belles dames du temps jadis quand un soupirant devenait pénible. Hop ! un petit coup de pâmoison et le tour était joué.
Dommage que cette pratique de l'évanouissement se soit perdue, ça m'aurait amusé de tomber en pâmoison...Bon, d'accord, rien ne m'en empêche, mais je ne suis pas certain qu'il y aurait quelqu'un pour me rattraper !





vendredi 30 mai 2014

Apopocryphe



Aujourd'hui, deux Mr Popo apocryphes. Un superbe strip (dessin et couleur) du dessinateur Pat Rik un camarade Pifophile, (Je vous recommande la visite de ses blogs, on arrive sur le premier "LE DESSIN" en cliquant dessus, mais ils sont aussi dans la barre de liens : Bark & Grif Webzine et Linkunable)
J'adore quand Mr Popo est dessiné par quelqu'un d'autre ! (En règle générale, j'adore quand c'est quelqu'un d'autre qui se tape le boulot !)
Mais comme je suis un type aussi droit et honnête que Jean-François Copé, pour encourager le plagiat et le pastiche, (c'est du provençal, ça veut dire la plage et le pastis, je crois !), j'échange le strip "apopocryphe" contre un vrai strip original de Wens.
Si vous aimez dessiner et que ça vous amuse de faire des choses au lieu de travailler plus, ou que vous êtes un vil spéculateur désireux de posséder un original de Mr Popo qui va valoir une fortune quand les consciences s'éveilleront (on peut rêver !), le format de mes strips c'est 4 petits carrés de 6X6 cm, mais vous pouvez bien sûr dessiner à la taille qui vous convient le mieux.
                                                           

Le second est un dessin de Mr Popo en string léopard réalisé par Louise G. en 2007...

"Mon dieu, cette jeunesse pervertie par toutes ces séries style: sex & the city, évite cette succube, ce dessin est une invitation à peine dissimulée à la tentation…"

La légende qui convient le mieux à cet excellent dessin de fillette moderne est encore de Pat Rik, réaction bien légitime de la part d'un ancien lecteur de Pif le chien ! ( ici un smiley qui fait un clin d'œil complice avec un petit air malin tout en tirant par saccade sur sa pipe, assis au coin d'un bon feu de bois, une pile de Pif poche sur les genoux et les pieds au chaud dans une bonne paire de charentaises ) 
                                                                                               

mercredi 28 mai 2014

Dédicace au Migou !



Je serai samedi 31 mai 2014 à la sympathique librairie BD Café Le Migou à Auch, pour manger des tartines, ( oui, on peut y manger et boire ! ), et vous faire des dessins dans les livres si ça vous amuse.
Si vous voulez voir "l'abominable homme du Gers", c'est l'occasion ! À partir de 10 h 30.
Il y a aussi une petite expo de mes dessins et planches de BD qu'on pourra voir là pendant quelques temps.

Rions un peu...mais pas trop



On a tout essayé, y a rien qui marche
On pourrait essayer le fascisme pour voir...


Comme si ça ne suffisait pas...Ils sentent sous les bras