mercredi 31 août 2011

Nouvelles d’un imbécile

La marche chaotique du monde n’étant en rien rendue plus souple par mes commentaires, ( hilarants ), sur la blogosphère, j’ai donc subitement cessé toute activité ayant un rapport, même vague, avec la connerie.
Conscient que pendant l’été, l’élite de la nation vaquait à ses occupations sur des plages idylliques, entourée de naïades à la peau cuivrée et aux seins arrogants, il était bien inutile que je prêchasse dans le désert informatique.
« Or nous y revoilà et je reste de pierre, plus une seule larme à me mettre aux paupiettes ! » ( Brassens et les Charlots enfin réunis ! )
C’est la rentrée, youpi !
Allez hop, en rang par deux !
A.DAN et Yv’ venez donc vous mettre devant, que vos petits camarades puissent profiter de vos commentaires !
Ah, j’aurais adoré ça, mettre des colles, maître des cool, maître décolle ! Le jour de la rentrée seulement, après, ça me ferait chier, mais le jour de la rentrée, quelle bonne odeur de fin du monde !
Mais, la connerie, elle, ne prend pas de vacances et donc me revoilà !


Le problème, quand je n’écris plus, c’est qu’il y en a qui pensent que je suis mort.
Parce que je suis un très mauvais ami.
Je ne sais pas téléphoner pour dire des trucs, je ne sais pas non plus passer à l’improviste ou inviter les gens à dîner ou toutes ces choses que font les Terriens.
Si je vivais seul, je serais probablement depuis longtemps recouvert de coquillages ou de lichen, mais on me fait prendre l’air régulièrement, on me montre des endroits, on me présente des êtres humains.
Je vois bien qu’il y a des individus avec lesquels, malgré mes idées saugrenues, il y a comme qui dirait une certaine « communauté de pensée », ou, disons un assentiment poli à certains points de vue, ce qui n’est déjà pas si mal en matière de lien social.

La plupart du temps, je fais mieux de fermer ma gueule que de dire ce que je pense.

Pourtant, sous un angle militant, voire pédagogique, j’ai plutôt tendance à prôner l’intervention, mais il faudrait un service d’ordre genre, « casques bleus du bon goût », pour agir efficacement sur la connerie et ça n’existe pas. L’ONU ayant des préoccupations plus urgentes avec les barbares à mitraillettes, on laisse la bêtise à mains nues baguenauder en liberté les poings dans les poches.

L’été, c’est pire que jamais. L’idiot, quand il a l’air occupé, il a tout de même l’air moins bête. Par exemple le facteur remplaçant, qui n’est pas foutu de lire ce qu’il y a écrit sur les enveloppes et qui met mon courrier dans la boîte à lettres du voisin. Quand il est facteur, dans le cadre de sa mission, on voit bien que ce n’est pas une lumière, mais ça reste dans les limites de l’acceptable. Avec le voisin, on vient s’échanger notre courrier et puis c’est tout, c’est pas bien grave.
Mais le même genre d’abruti sur une autoroute, ou sur une plage, comme qui dirait en civil, avec ses quatorze mômes recomposés et mal élevés, sa grosse bonne femme en saindoux et mes lettres qu’il a emportées, dans le but évident de me nuire gravement, en les déposant dans une urne lointaine, c’est un fléau social.

Les gens intelligents, en général, se reproduisent moins vite que les crétins, il suffit d’un peu de bon sens pour prendre la mesure des ravages produits par la surpopulation. 


Au-delà de cet aspect, plus tu es réfléchi, moins tu laisses tes pulsions te commander et ça t‘évite d’être moderne.
Moderne, c’est-à-dire recomposé.
Le con d’antan, il semait à tous vents comme le con moderne, mais il n’avait pas la prétention de faire de la recomposition. Ses petits têtards, il les cachait ou il les oubliait et ceux-là avaient au moins une chance d’échapper peu ou prou à l’influence paternelle, ce qui faisait que la connerie sautait parfois une génération.
Entendons nous bien, vous faites ce que vous voulez, de toute façon, c’est foutu, pas de brigade du bon goût pour intervenir à temps, (avant conception), pour interdire à deux imbéciles de se précipiter pour en faire un troisième.
Croissez, multipliez vous, envahissez l’espace, traînez derrière vous des chapelets de marmots incontrôlables.
Je hais les familles arrogantes, bicéphales ou monosyllabiques !
Oh, ce ne sont pas les enfants issus des amours inconséquentes de ces créatures primaires incapables d’utiliser correctement un préservatif, que je déteste. 
Je ne les aime pas non plus car ils souillent mon champ de vision et perturbent mon audition, mais ils sont moins haïssables que leurs parents fiers et gras, épanouis en monospaces ou en tongs et brandissant à la face du monde leur progéniture comme si le seul fait d’être pères ou mères pouvait de quelque façon que ce fut justifier leurs présences ici-bas. 
Quand ils ne roulent pas en monospaces, ils poussent devant eux d’énormes carrioles destinées, comme les blindés de Patton, à leur ouvrir la route. Avançant de front, car ignorant les vertus de la file indienne, sur des trottoirs conçus à une époque où les bœufs marchaient sur la route, ils débarquent à l'envers sur nos côtes.
 
Par d’habiles manœuvres, de subtils stratagèmes, je parviens habituellement à me soustraire à l’entassement estival de bidoche sur le sable du littoral. Saisie ou cuite à point, grasse et suintante d’ambre solaire, cet étal de boucherie bariolé de bardes multicolore aux motifs grotesques m’a toujours donné la nausée.
Une plage en été, c’est l’absolue négation de ce que représente la mer, l’océan. C’est-à-dire le vide, l’espace, la liberté, les horizons lointains, pas un truc qui pue la crème solaire et ressemble à un charnier sur lequel, par fantaisie, on aurait planté des parasols.
Mais bon, il faut bien qu'ils partent en vacances, pas vrai ?
Tous en même temps.
Aux mêmes moments et aux mêmes endroits, pour être bien certains d’appartenir à la même espèce de privilégiés qui peuvent se permettre de transhumer vers le Sud, l’Eldorado des dorades, le soleil et la mer.

Excusez-moi un moment, il faut que j’aille vomir.

Pourtant, j’aime bien les corps, la plastique Humaine ne manque pas d’intérêt et même la tendance générale pachydermique, peut présenter un attrait certain pour qui aime observer une société qui s’effondre dans sa graisse tatouée.
Mais alors, par petites quantités, à doses homéopathiques, en voyageur ascétique de passage au pays des ventres pleins.

En réalité il ne reste qu’une solution, c’est le décalage temporel. Il faut aller à la plage vers 20 h et comme par enchantement, on se retrouve entre gens moins gras et donc il y a plus de place. C’est l’heure où les familles grassouillettes vont s’empiffrer de nourriture industrielle, c’est l’heure où le soleil ne brûle plus la peau, c’est l’heure où l’on entend le clapotis de l’eau, le bruit du ressac et nageant calmement avec les mouettes, le moment où l’on croise une vieille dame charmante qui dit :  « c’est délicieux, n’est-ce pas ? On a bien fait de venir plus tard. »
Il y a encore quelques êtres humains discrets et élégants, mais ça ne va pas durer très longtemps.



mercredi 10 août 2011

Le Musée de l'Artiste

Encore un haut lieu de la culture alternative et artistique à découvrir dans le Gers :  "Le Musée de l'Artiste" à Vic-Fezensac 20 rue Jean Jaures.
( En cliquant sur le titre de cet article vous serez dirigé vers le site de ce lieu singulier de l'Art Modeste ).
Ça faisait un moment que je passais, comme un imbécile pressé, devant le panneau qui indique "Le Musée de l'Artiste", en me disant qu'il faudrait quand même que j'aille y jeter un coup d'œil, on ne sait jamais.
L'autre jour, comme il fallait changer les pneus de la voiture, ( j'ai l'impression d'être Lolmède quand je donne ce genre de détail ! ), comme donc, j'avais une heure à ne rien avoir à faire d'autre que baguenauder avec ma fille dans Vic-Fezensac, nous voilà devant l'entrée de la maison de Cathy Moreno...




...On secoue la cloche vigoureusement et déjà, on sait qu'on va découvrir un endroit sympathique rien qu'en regardant la décoration de la façade.
Je mets quelques photos, mais ce genre de chose est bien mieux en vrai, c'est la maison atelier de l'artiste du "musée". Elle y présente son travail de peintre et sculpteur autodidacte, un espace de petites pièces pleines d'objets glanés au fil des promenades, de décorations originales à base de récupération, peintures, mosaïques, bas reliefs...


C'est une maison de rêve pour enfants créatifs, il y a une petite pièce transformée en chapelle, un petit bout de couloir avec de l'herbe, des cailles et des canaris, des chats, un chien qui s'appelle Van-Gogh, des tomates et du raisin sur une minuscule terrasse...


Enfin, ça vaut le détour et la visite, c'est de l'Art Naïf, c'est de l'Art Brut, c'est tout ce que l'on veut, mais c'est surtout étonnant et rassurant. Je suis toujours rassuré par les êtres humains qui laissent leurs rêves les garder éveillés. Si vous passez par là, arrêtez-vous un moment hors du temps au "Musée de l'Artiste" à Vic-Fezensac, ça vous fera du bien.




lundi 30 mai 2011

Musée d'Art Naïf

Il y a 15 jours, par une rare journée couverte de ce mois de mai, on est allé voir un peu ce que c'est que ce M.A.N le Musée d'Art Naïf de Béraut, dans le Gers, ( sur les conseils de mon copain Jean-Hulk ! ).
Comme je suis amateur d'Art Brut, et pour ceux qui comme moi, préfèrent les trucs de psychotiques, je dois préciser que l'Art Naïf, c'est  autre chose et que ce musée n'est pas non plus du même genre que le M.I.A.M que j'adore et qui est à Sète et qui est le Musée International des Arts Modestes.
On finirait par s'y perdre avec ces définitions, d'autant qu'il y a aussi pas loin, à côté de Bordeaux, Le Musée de la Création Franche, qui lui est quand même très Art Brut.
( Le Musée de la Création Franche, c'est à Bègles et c'est gratuit et il y a une vraiment belle collection ! )
Bon, mais pour l'instant, c'est un spécial Gers et c'est du M.A.N dont on cause.
Personnellement, j'y ai trouvé l'accrochage un peu étouffant, il y a beaucoup, beaucoup de peinture et c'est presque trop, j'en virerais un bon paquet, ça mettrais en valeur celles qui restent !
Mais, vous avez compris que ce n'est pas assez "Brut" pour moi, et qu'il ne faut pas  hésiter à aller visiter  ce chouette musée champêtre pour passer un bon moment au milieu de ses salles pleines de couleurs  et de toiles naïves venues d'un peu partout dans le monde.
Pour les plus "Art Brut", il y a quand même quelques artistes intéressants dont un peintre mineur, ( c'est à dire qu'il travaillait à la mine, pour extraire du charbon ! ), et Polonais dont j'ai oublié le nom, mais dont on peut voir une quarantaine de grandes peintures qui racontent sa vie et le siècle passé. Ça n'est pas sans une certaine filiation avec mon cher Lolmède !
Pour résumer, je dirais qu'il y a de tout, du très mauvais, ( mais c'est suggestif bien sûr ), de l'attendrissant et du très bon et vous pouvez trouver toutes les coordonnées en cliquant sur le titre "Musée d'Art Naïf" qui vous dirigera vers le site du M.A.N sur lequel une petite vidéo vous en dira plus.
Quelques photos quand même...


La façade décorée, superbe !



 On voit ça quand on se tourne de l'autre côté, ( des fois il fait beau en plus ! )


 Une des salles, c'était plutôt tranquille ce dimanche là...





Et oui, il est partout !


Et voilà mon coup de cœur du M.A.N !





mercredi 18 mai 2011

Ah, ben merde alors…Ou mes meilleurs vœux pour 2011

Cette année, avec toutes ces choses qui se passent tout le temps, et mon « tennis elbow », j’ai pas fait de carte de wœux.
C’est-à-dire, pas de petit comix 2011. J’avais tout de même dans l’idée, vu que c’est plus un prétexte pour perdre mon temps dans de l’inutile qui ne rapporte pas un rond, que pour vraiment souhaitez une bonne année, tradition ridicule et galvaudée, d’envoyer vers le mois de juin, mes wœux pour les six mois qui reste à ceux qui ont survécu à la menace nucléaire, à la menace islamique, à la menace DSK…
Donc, j’avais des petits trucs vite fait prévus pour le petit comix qui viendra bien à point à qui sait s’en foutre et je gardais ça de côté pour plus tard, qui est une date qui me convient très bien depuis toujours.
Et voilà que patatra, l’autre agité de la zigounette, non content de foutre en l’air toute la stratégie du parti socialiste, me gâche un gag hilarant de mes deux héros extraterrestres Spok & Spok !
Ah, ben merde alors !
Bon, je suis obligé de l’utiliser in extremis, comme on dit dans la Marine, ( Marine Lepen, bien sûr ! )
Et donc c’est moins drôle.
Merci DSK, on peut vraiment compter sur toi pour tout faire capoter.


mardi 19 avril 2011

Ploum ploum Tralala !

Un chauffard qui écrase des gens, une maman qui entend des voix et qui balance son bébé par la fenêtre, un violeur récidiviste qui récidive sur une gamine de 5 ans... Un bon petit week-end de créativité pour l'espèce dominante de la planète Terre et ça, c'est juste en France, qui n'est pas un pays d'étrangers barbares comme il y en a tout autour où les gens ne sont vraiment pas raisonnables.
Non, c'est dans le pays des Lumières, le pays des Droits de l'Homme, le pays du Fromage !
Est-ce qu'il y a un message subliminale dans ces informations sordides, essayerait on de nous dire que l'Homme n'est pas BON ?

dimanche 17 avril 2011

PAUL

Paul l'extraterrestre, voilà le genre de film que je vais voir en me disant que ça va sûrement être un peu nul et puis non, c'est drôlement bien. Du coup, c'est encore mieux.
C'est un bon petit film sans prétentions, ce qui change des trucs qu'on veut nous faire prendre pour des chefs d'œuvre et qui ne valent pas tripette !
On passe un bon moment et sauf si vous ne supportez pas la voix de Philippe Manœuvre, c'est très drôle.
Bon, au cinéma, dans le Gers, en ce moment, les salles ne sont pas trop pleines. Vendredi soir pour "Rango", ( c'est bien aussi ! ), il devait y avoir une dizaine de personnes et samedi soir pour "PAUL", pas plus.
Il y a quelques temps, "Fantastique Mr Fox" ou "Panique au village", il n'y avait que nous. La dernière fois que j'ai vu une salle presque pleine, c'était pour "Harry Potter".
Ça doit être parce que les gens ont le crédit de leur grosse télé de merde à écran panoramique à la con à payer, qu'ils ne sortent plus... Continuez, les gens, j'adore avoir une salle de cinéma pour moi tout seul !

vendredi 8 avril 2011

Le choix des larmes

Un gamin de cinq ans, il ne te viendrait pas à l’idée de lui offrir un lance-flamme, ou même une boîte d’allumettes, parce que c’est DANGEREUX.
Mais par contre, ON a fait le choix du nucléaire, et vous savez pourquoi ?
Parce que c’est sans danger.
Enfin, même les plus spécialistes des spécialistes à la con reconnaissent qu’il y a un petit risque. Tout petit, parce que le risque zéro n’existe pas.
C’est comme ça, le risque zéro n’existe pas.
Le risque c’est qu’un jour des méchantes radiations s’échappent et qu’on crève tous d’un cancer de la particule.
Mais c’est pas tellement grave parce que de toute façon, on crève déjà tous d’un cancer et le risque zéro n’existe pas.
Je vous l’ai déjà dit que le risque zéro n’existe pas ?
Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai. Le risque zéro existe, par exemple si on ne confie pas à un gamin de cinq ans un lance-flamme, il y a zéro risque qu’il se brûle avec un lance-flamme.
Par exemple, si on fait zéro centrale nucléaire, le risque de fuite de méchantes particules radioactives est pratiquement de zéro !
Et ouais !
Notre indépendance énergétique a un prix. NOUS avons fait le CHOIX DU NUCLÉAIRE, du « nuk ta planète-mère », c’est soit l’indépendance énergétique qui a un prix, le prix du danger, soit le moyen âge des cavernes avec une bougie dans le Fion !
Si le monde était peuplé uniquement de crétins dans mon genre, de pauvres types qui aiment la vie, d’abrutis qui préfèrent vivre archaïques que mourir modernes, ce serait le moyen âge !
Avant qu’il ne soit trop tard, je tiens à remercier Monsieur NOUS qui à fait pour moi le CHOIX de l’indépendance énergétique de mon pays sans me demander mon avis de crétin rétrograde.
Je veux juste dire à M. NOUS que le jour où un truc pète quelque part en France, et que des méchantes particules s’échappent, si quelques crétins rétrogrades dans mon genre le pendent par les couilles aux grilles de l’Élysée et ce, quel que soit le M. NOUS AVONS FAIT LE CHOIX DU NUCLÉAIRE en place à ce moment-là, il ne faudra pas qu’il soit trop étonné.
Ce ne sera pas tellement heureux d’un point de vue décoratif, mais on ne peut pas attendre grand chose d’esthétique de la part de types rétrogrades en colère.
Mais, bien entendu, il sera trop tard.
Je suggèrerais bien qu’on le pende par les couilles aux grilles de l’Élysée dés à présent, en vertu du sacro-saint principe de prévention des risques nucléaires, mais vous allez dire que j’exagère.