vendredi 23 septembre 2016

Flore intestinale


— J'ai entendu comme quoi que Najat elle était représentative de minorité au sein du gouvernement.
Mais, les socialistes c'est pas tous représentatifs de minorité déjà ?

Sinon, des émeutes à Charlotte en Caroline, je suis désolé, mais ça ne fait pas très sérieux.
C'est comme une grosse bagarre chez Oui-oui ou un carnage à Daisy Town, on y croit pas !

540 000 tonnes de nourriture sont jetées chaque année dans la restauration collective. Ça fait beaucoup de cacas qui sont économisés, donc du papier hygiénique, de l'eau et des bactéries épargnés sur son livret A.
Le boulot du gars qui compte la nourriture qui n'est pas mangée, c'est un vrai emploi ?
Si c'était moins mauvais, peut-être que les collectifs mangeraient mieux leur gaspillage...


mercredi 21 septembre 2016

Dés 3 ans


L'instruction obligatoire, le travail obligatoire, le vote obligatoire, la famille obligatoire, la patrie obligatoire...

vendredi 16 septembre 2016

Rentrée : retour à l'anormal



Le BISCOTO de la rentrée a pour thème "AU COIN" !
Cette pratique qui consiste à isoler les perturbateurs pour pouvoir continuer à ânonner avec les moutons, ( c'est possible ! Il y a bien des féroces soldats qui mugissent dans nos campagnes ! )
Mais il y a aussi le "petit coin" plus sympa pour les artistes adeptes de la fresque aux doigts et autres lecteurs à hémorroïdes. 
Ne ratez pas ce numéro de septembre, vous découvrirez comment bien faire caca et rien que pour ça, vous pouvez remercier BISCOTO et Aurélien Cantou !
Et toujours le strip de Lily et Georges-Henri Coin Coin en dernière page et ici en exclusivité pour les allergiques au papier !


                  



dimanche 17 juillet 2016

Moi et mon double maléfique


J’ai eu hier une intéressante discussion avec mon double maléfique.

Il me disait, à la suite des récentes tragédies, avec le cynisme qu’on lui connaît, il me disait donc : quelle bouillie de sentiments, quel fatras de prise de positions grotesques, de lieux communs, d’indignations à la syntaxe limitée, florilège de “c’est juste pas possible”, de “je vomis ceci, je vomis cela”.

On vomit beaucoup, ces temps-ci. On a vomi le foot, on vomit les incompétents qui incompètent à la tête de “Notre France” pays des droits de l’Homme et du fromage, on vomit bien sûr, la religion, les fanatiques, l’été pourri…
Les moins sujets à la nausée sombrent dans un délire compassionnel à base de bougies, de cœurs gros comme ça et de dessins plus pitoyables les uns que les autres.

Je lui ai dit “ta gueule !” à mon double maléfique. C’est pas en tenant de tels propos qu’on va avoir plein de petits cœurs est de pouces levés !

Mon double maléfique, c’est pas le mauvais bougre, mais il voit le mal partout.
Même chez les braves gens.

moi, je ne sais plus.

Le monde part en couille depuis déjà pas mal de temps, depuis probablement l’aube de l’humanité, depuis que le premier connard a foutu son poing sur la gueule de l’imbécile d’à côté pour un détail, une divergence de vues, un mammouth mal garé.

Mon double maléfique est allé chercher quelques textes magnifiques de stupidité, sur les réseaux sociaux, pour me mettre le nez dans le caca.

Ce qui est effrayant, ce n’est pas que sous le coup de l’émotion des gens expriment leur colère, leur angoisse, leur tristesse… maladroitement. 
Non, ce qui est affligeant, ce sont les commentaires approbateurs de leurs “suiveurs”, tous unis dans la bêtise de l’instant. 

J’ai dit à mon double maléfique qu’il ferait mieux de fermer son compte Facebook, en plus de sa gueule.

La grande force de la démocratie, c’est justement cette faiblesse qui lui est reprochée.
Aussi abjects que soient les crimes commis par les déséquilibrés qui agissent au nom d’un dieu hypothétique, preuve qu’ils relèvent bien de la psychiatrie, la réponse n’est pas moins de liberté, ni moins d’humanisme.
Le “mal” ne se combat pas par le “mal”, ce serait trop facile. 

Derrière les appels vindicatifs à ce que l’état, c’est à dire le gouvernement, règle “le problème du terrorisme en agissant enfin” comme on peut le lire chez nos grands penseurs et poètes des réseaux sociaux, se dissimule à peine un désir d’épuration.

Faire naître la peur de l’autre, puis la haine, en l’occurence celle de tout ce qui est basané, portant un foulard ou vaguement suspect d’appartenir à “l’autre camp”, c’est le but recherché par les organisateurs de cette guerre des décérébrés.

Ils sont en train de réussir.

Les braves gens du café du commerce en ligne, qui ont visiblement des idées précises derrière la tête, devraient les exposer clairement, que l’on soit au moins fixé sur cette France forte qu’ils appellent de leurs vœux. Se contenter d’évoquer des “mesures à prendre” sans préciser lesquelles est un peu facile.

Prendre des mesures contre une poignée de jobards dissimulés dans la population est impossible. Inutile de rêver. Il font des centaines de victimes parce que c’est simple de faire un carnage dans une foule. 

Alors quoi ?
fermer les frontières, déployer l’armée, organiser l’extradition des ressortissants étrangers musulmans, déporter vers des camps de rééducation les français d’origines un peu louches ?
c’est à ça que vous pensez ?
Beau programme.

L’idée que le pays fait face à une guerre se heurte à une population de consommateurs qui veut  passer des vacances tranquilles. qu’on lui trouve des solutions radicales pour continuer à vivre l’illusion d’un monde en paix.

L’état islamique fait moins de morts en France que la pollution par les particules fines. Mais la pollution, c’est moins spectaculaire qu’un carnage en camion, on n’exigera pas du gouvernement un état d’urgence sanitaire, me souffle mon double maléfique. 

S’il te plaît, ne mélange pas tout, toi aussi, que je lui dis en le rentrant dans sa cage.

Comme j’aimerais ne pas être effrayé (aussi) par mes compatriotes et par moi-même.

Nous avons du mal à concevoir que des gens puissent nous haïr et vouloir nous soumettre, mais ces choses arrivent, elles se sont déjà produites et d’autres que nous en ont souffert.

C’est dur, c’est choquant, c’est révoltant, mais nous ne devons pas sacrifier en plus, ce pourquoi les victimes des attentats sont tombées : notre liberté, notre égalité, notre fraternité. 
Même si ces grands mots paraissent parfois bien utopiques, c’est tout ce que nous avons en magasin pour ne pas sombrer.

lundi 11 juillet 2016

La commedia è finita


Et voilà, c'est terminé. Allons braves gens et grands esprits que ces choses là énervent ou dépassent, avouez que ce n'était pas si pénible. Vous allez pouvoir retourner à vos révolutions, vos préoccupations importantes, vos réflexions profondes.
Le petit peuple s'est diverti, il a oublié ou fait semblant d'oublier, la merde ambiante de laquelle, heureusement, les beaux esprits, les intellectuels donneurs de leçons et les citoyens éclairés vont, n'en doutons pas, grands cœurs comme ils sont,  le sortir dés qu'ils auront terminé de vomir.