mercredi 4 mars 2015

Le coin des poètes


Symbole d'une époque : l'approximation et l'à peu près des gens à qui l'on demande de parler alors qu'ils n'ont rien à dire. C'est fascinant et ça va à n'en pas douter devenir un genre littéraire à part entière, il n'y a qu'à voir comment on est passé de Victor Hugo à Nabilla !



Autres temps, mais pas vraiment autres mœurs : il y a toujours des gens qui crachent par terre, notamment les footballeurs qui n'ont toujours pas compris qu'ils étaient filmés en gros plan quand ils viennent de faire quelque chose d'un peu intéressant, ( avec la baballe ), et que les amateurs de sport à la télé peuvent voir se moucher dans leurs doigts ou cracher par terre sur écran large.
Cracher, c'est interdit par la loi, que fait la police ?
Sinon, la syphilis et la tuberculose sont de retour en France. Les téléphones portables et les ordinateurs qui nous grillent les neurones et nous font croire que nous sommes modernes ne nous protègeront pas du moyen-âge incarné par la figure repoussante du terroriste religieux syphilitique et tuberculeux.

mardi 3 mars 2015

Je m'présente je m'appelle Inri


Evidemment, si on ne se souvient pas de la chanson de Balavoine "Le chanteur", mon titre est moins bien.
Je m'présente, je m'appelle Henri 
J'voudrais bien réussir ma vie, être aimé 
Etre beau gagner de l'argent 
Puis surtout être intelligent 
Mais pour tout ça il faudrait que j'bosse à plein temps 
INRI c'est un acronyme pour Iesvs Nazarenvs Rex Ivdæorvm, qui veut grosso modo dire : 
"la concierge est dans l'escalier".
Comme ça vous n'êtes pas venu pour rien, vous avez au moins appris un truc en latin, même si certaines traductions prétendent que ça signifie "Jésus le Nazaréen roi des juifs". 

lundi 2 mars 2015

O tempora o mores


Super ambiance au pays du fromage qui pue. Plus ça va et moins c’est joyeux de vivre dans ce pays au bord de la crise de foi.
J’ai envie de partir mais je ne sais pas où aller. 
Est-ce que c’est trop tôt ?
j’attends que Marine Lepen soit au pouvoir ou qu’un malheureux concours de circonstances permette le retour du refoulé ?
Tant que je reste dans ma cambrousse en faisant bien attention de ne pas avoir de contacts infectieux avec la population qui pullule, ça va. 
Vous ricanez, mais la dernière fois que je suis allé à Paris j’ai failli tuer un garçon de café. 
Pourquoi on ne leur dit rien aux cons ?
pourquoi on supporte stoïquement toutes ces petites agaceries qui font mal au ventre ?
C’est comme les médecins spécialisés et leurs tarifs hallucinants, ils sont aussi sympathiques que des garçons de cafés parisiens, ils prennent ta carte bleue du bout des doigts ou mieux, la font prendre par leurs secrétaires, parce que ces gens là sont au dessus des contingences matérielles et te donne le sentiment en permanence de les emmerder, qu’ils n’ont pas que ça à foutre.
Quand ils t’annoncent 150,00 € pour un petit examen d’un quart d’heure, c’est tout juste si tu ne leur baises pas les pieds, alors qu’on devrait leur dire que ce sont des escrocs.
Tout est devenu hors de prix et sous prétexte de ne pas vouloir passer pour un pauvre, on ferme sa gueule et on continue de faire comme si tout ça était normal, du café en terrasse à l'examen de l'abdomen.
Heureusement qu’il me restait un peu du fric que j’avais caché dans un cimetière mexicain pour payer les honoraires prohibitifs des spécialistes qui se penchèrent jadis sur mon cas désespéré, sinon je serais mort sans savoir ce que j’avais.
Même être mort, je sens que ça va encore être onéreux. j’étais garé l’autre jour devant la vitrine d’un fleuriste et j’ai jeté un coup d’œil aux trucs en marbre avec une connerie écrite dessus pour mettre sur les tombes. C’est presque aussi cher que les honoraires d’un neurologue, ces machins hideux !
Je m’en fous de passer pour un avare, je vais me faire incinérer.
Chaque fois que je parle de la mort, il y en a un pour me dire que je n’ai pas le moral, mais ça n’a rien à voir, je n’ai pas de problème avec ma mort moi, je sais que 100 000 vierges m’attendent au Valhalla des dessinateurs avec du thé et des loukoums, ( oui, j’ai fait rajouter une sourate à propos des pâtisseries orientales parce que j’aime bien grignoter aussi ).
Ouais, bon. j’avais envie d’utiliser un peu le clavier, ça fait longtemps que je ne fais plus semblant d’être énervé, ( en réalité je suis super zen, j’attends la fin avec désinvolture, la seule attitude digne d’un gentleman ).

Je suis retombé sur ce Mr Popo jeune que j’avais esquissé au tout début des Mr Popo, ça m’a fait repenser aux années 70, à l’époque, il y avait déjà des cons, mais on avait le sentiment qu’on pouvait quand même bien les faire chier. aujourd’hui, c’est l’inverse.

mercredi 25 février 2015

Les amis du papier


Sur la table aujourd'hui, "le canard" et Charlie Hebdo, un mercredi normal, quoi ! 
Il y a aussi le petit carnet de croquis de Caza dont je n'ai pas causé car il est arrivé le jour des attentats à la rédaction de Charlie. 
Pour les amateurs de Caza, encore un précieux recueil de croquis avec des filles à poil et des barbus, certains mis en couleurs avec le dessin en noir à côté. 



mardi 24 février 2015

Message d'alerte


Je sais que je suis le seul que ce genre de chose fait rire, mais c'est plus fort que moi, quand j'entends à la radio qu'il faut faire attention aux giboulées, je me dis que finalement, tout ne va pas si mal.


video

Rencontre du troisième type


( Attention aussi aux mecs qui portent des chapeaux bizarres ou qui ont des tatouages suspects ! )

mardi 17 février 2015

Les amoureux célèbres


Irène Pollain et Albert Francœur se sont rencontrés sur la plage. Tout de suite, ce fut le coup de foudre, il faut dire qu'Albert avait un très joli ballon. Quand en plus, on s'aperçoit qu'on est fait l'un pour l'autre, c'est carrément chouette l'amour !

jeudi 12 février 2015

Range ta chambre


Il y a longtemps, je suis allé chez Ikéa.
C’était pas de mon plein gré, mais bon, il y des moments dans la vie où il faut savoir être normal selon les critères en vigueur dans la société qui vous accueille, c’est ce qu’on appelle l’intégration.
Par une stratégie d’évitement élaborée en laboratoire, j’ai réussi à échapper à bon nombre de corvées, mais il m’arrive de faiblir.
C’est dingue comme c’est bien rangé dans ces magasins !
On dirait la maison des Playmobils, c’est tellement propre et net que ça n’a pas l’air vrai. C’est comme si tu vivais dans un monde où la poussière n’existerait pas et où tu n’oublierais jamais de remettre les trucs à leurs places.
Tout ça serait carrément flippant s’il n’y avait pas des filles assises partout dans des canapés.
Et c’est comme ça que j’ai compris pourquoi les gens allaient dans ces endroits. C’est pour s’asseoir dans les canapés.
Si tu n’as que des amis face-book, tu peux quand même aller t’asseoir dans les canapés chez Ikéa, personne ne te diras rien. On peut même allonger les jambes et faire semblant qu’on est bien.

Les filles, si vous n’arrivez pas à trainer vos compagnons d'infortune dans les Ikéas, vous pouvez les convaincre en leur parlant des canapés avec des étudiantes en sociologie allongées dedans avec leurs jambes nues, ça marche.



Dédicace de mon copain Serge Ernst sur le tout nouvel album de "Boule à zéro". Encore un Mr Popo apocryphe, youpi ! 
Ici il rencontre une star en pyjama : Boule à zéro tome 4 "Madame la mort" en vente dans toutes les bonnes pharmacies, les hôpitaux, les centres de soins palliatifs et les morgues.
Vous pouvez soutenir l'opération "2000 BD": ici pour offrir des albums aux enfants malades et assurer ainsi à Serge Ernst sa place juste à coté de l'abbé Pierre au paradis des bienfaiteurs de l'humanité pendant que Wens se tortillera de douleur dans l'enfer des sarcastiques.

mercredi 11 février 2015

être ou ne pas


Les grandes questions existentielles, c'est ma marotte. 
Pourquoi ceci, pourquoi cela, quel sens donner à la recherche spatiale quand tu regardes une goutte d'eau au microscope et que tu as soif ?
Avec le temps, jeunes gens, on gagne en maturité, mais ça ne remplace pas les cheveux.
J'ai passé un demi siècle sur cette planète, rien ne m'a vraiment intéressé à part les jambes des filles.
Alors bordel de nom de dieu qui n'existe pas, pourquoi dois-je remplir des formulaires de sécurité sociale ?
Je pose la question à Schopenhauer, il dit qu'il n'est pas au courant !
Un peu facile, mon lapin. Les philosophes, ça s'en tire toujours avec une pirouette. 



mardi 10 février 2015

Le déjeuner sur l'herbe expliqué aux aveugles


Un coin de campagne, une rivière. Les oiseaux, les bruits de la nature, il n’y a personne dans le sous-bois.
La femme au chapeau, en costume d’époque : longue robe bleue, grand chapeau de paille, bande noire, ruban bleu.
Le chapeau fait de l’ombre sur son visage, elle s’approche de l’eau, se retourne et sourit.
Elle s’assoit et délace ses bottines, les deux hommes s’approchent, en costumes, l’un d’eux porte un panier.
La deuxième femme marche derrière eux, seulement vêtue d’une longue chemise blanche, elle tient à la main des chaussures, une robe et un tissu bleu.
La femme en chemise dépose la robe et les chaussures à l’endroit qui marquera l’emplacement du tableau.
Pendant que la femme au chapeau de paille retire ses bottines et ses bas, assise dans l’herbe, les hommes s’installent près de la robe, des chaussures et du tissu bleu qui servira à sécher la femme au chapeau après le bain.
Les deux femmes se dirigent vers le bord de l’eau en conversant, la femme à la chemise pose le tissu bleu sur la berge et aide la femme au chapeau à dégrafer sa robe, puis elle entre dans l’eau jusqu’à mi-cuisses, tandis que la femme au chapeau va poser ses chaussures et ses bas près des hommes.
Elle ôte le reste de ses vêtements et les laisse tomber sur ceux de la femme à la chemise, en tas. elle renverse maladroitement le panier de fruits, elle pose aussi son chapeau.

Version bonus sur SUPERFLUX

jeudi 5 février 2015

Lycanthopie


Les trucs de gosses, quand même, c'est bien. Comme faire exprès de marcher dans les flaques gelées pour entendre le craquement de la glace qui se brise, ou baguenauder en écoutant juste le son de ses pas dans la neige...
Tous ces "coulibalibalibalo et je sais pas quoi chie", nous feraient presque oublier qu'être vivant, c'est simplement prendre plaisir à marcher dans la neige, ou le sable, ou les petits cailloux.
Se dire "putain, ça caille ce matin !" et puis boire un café très chaud en serrant la tasse dans ses mains comme Peter Falk dans "Les ailes du désir" le film de Wim Wenders.


"Les ailes du désir", avec Solveig Dommartin, qui était belle comme une actrice du cinéma français d'avant guerre, mais avec une voix normale, pas un timbre de Mickey mouse.