jeudi 5 novembre 2009

2012

2012...Tout a une fin, même la fin...
Ça va bien finir par finir, même si ça ne finit pas bien. Cette histoire de catastrophe climatique, en plus des catastrophes habituelles, qui nous pendent au nez, c'est bien, parce que c'est nouveau. Au début, l'attrait de la nouveauté, ça a toujours un petit quelque chose de divertissant, mais en fait, on finit par s'habituer et vous verrez que dans un ou deux millénaires, les termites blaguerons là-dessus en se disant qu'on était bien bêtes de s'énerver pour si peu. Personnellement, je ne vois pas trop ce que la fin de la civilisation humaine aurait de si dramatique, mais c'est peut-être parce que je suis un termite. Bon, pour vous, qui êtes simplement des humains, la grande question, c'est qu'est-ce que vous pouvez bien faire pour sauver la Terre ?
Ne laissez pas couler l'eau du robinet en vous brossant les dents.
Voilà, c'est réglé. D'autres questions ? Demain, nous sauverons Neptune en installant des ampoules basse consommation.

2012 vous en avez entendu parler ?
Ben moi qui suis d'habitude à la pointe de la pensée apopocalipstick, j'en avais pas eu vent, de la fin du calendrier de Maya l'abeille. Et voilà t'y pas que l'autre soir, m'étant rendu à une réunion clandestine de la secte des Nouilles Martiennes, je me retrouve confronté à la réalité de la pensée humaine dans la société pré-cataclismique du début du 21 eme siècle. Ça fiche les jetons, croyez moi. Moi, le coup du calendrier Maya, on me l'a déjà fait et ça ne prend plus, quand à l'inversion de la polarité, ça faisait déjà rigoler mon arrière grand père. Non, ce qui me fiche la trouille, c'est l'état de la pensée des nouilles dans la société pré-cataclismique du début du 21 eme siècle. Prêtes à croire, qu'elles sont mes nouilles. N'importe quoi, par n'importe qui et le tout vérifié sur Internet. La culture de l'Internet, c'est ça l'apocalypse, c'est ce tissu de conneries dont est constituée la "toile".La théorie du complot, les prédictions des Mayas, les crops circles et les extraterrestres...Tout est bon, car puisqu'on nous ment, tout est possible. Le problème de la théorie du complot, c'est qu'effectivement, on nous bourre le mou en permanence, alors les arguments pour contrer le faribolesque tombe un peu à plat car personne ne peut plus rien prouver. Arguments contre arguments, lequel des deux ment ? La culture superficielle contre la culture super-officielle ? Avant on leur cachait déjà tout, à mes nouilles Martiennes, mais comme Internet n'existait pas, elle n'allaient pas d'un clic trouver la preuve en image de l'existence de l'inexistant. Avant, on lisait "Le matin des magiciens" de Pauwels et Bergier et c'était déjà la même chose, mais en version soft. Comme c'est un gros livre, il a échappé à la foule des regardeurs de petits écrans et puis dans "Le matin des magiciens", il y a une certaine poésie dont est complètement dépourvu l'Internet des internés en liberté surveillée. Mais tout ça en dit long sur notre désaroi de nouilles surinformées. Qui croire, que croire, et s'il y a une vie après la mort, doit on emporter des affaires de rechange ?

mardi 27 octobre 2009

Ého !

Ého, vous pourriez pas arrêter de bouger dans tous les sens, vous êtes flous !
Sur la photo, vous êtes complètement flous. Restez un peu tranquille, non de dieu, c'est si terrible que ça chez vous, qu'il faut que vous sortiez tout le temps pour faire des trucs ?
Si tout le monde restait chez soi, il y aurait moins de monde dans les endroits.
( Les endroits où personne ne va, y a personne pour dire si il y avait quelqu'un.)

Ého, le suicide au travail, moi je trouve ça plutôt bien comme mode d'expression ! C'est vachement conceptuel. Le suicide au travail devrait être obligatoire, ( on appellerait ça le S.T.O ). Il y a quand même un choix clair à faire, soit c'est le suicide au travail, soit c'est le suicide au chômage. Le suicide au chômage, t'as pas la compassion de tes collègues de suicide, c'est plus triste.

Ého, mais la planète a presque plus de poisson !
Bientôt, y aura moins de poissons que de Nicolas Hulot !
C'est très grave, surtout pour ceux que ça ne dérange pas d'enlever les arêtes dans leur mercure.
Personnellement, je n'aime pas manger des cadavres, même bien préparés, mais le poisson c'est tellement chiant, que je préfère encore sucer un thermomètre.
( je sais qu'il n'y a plus de mercure dans les thermomètres. De nos jours, on préfère que les enfants trouvent leur mercure dans leur alimentation, c'est plus simple que d'être obligé de casser des thermomètres, ce qui était très dangereux car on pouvait se couper avec les petits bouts de verre.)

Aimer les enfants, c'est mal. C'est passible de lourdes peines de prison.
Je préfère vous avertir.

Ého, si la grippe A H1N1 c'est pas une connerie, comment vous expliquez que les joueurs du PSG l'ai attrappée ?
Les supporters de foot, c'est des gens qui portent des écharpes, il faut quand même se méfier.

Quand tout va mal, je trouve que le mieux, c'est encore de lire.
Avec l'automne qu'on a grace au réchauffement climatique, qui soit dit en passant, est une bénédiction, un rayon de soleil, un bon fauteuil et une pile de bouquins, y a rien de mieux.
À moins qu'on préfère se gaver de DVD, de CD, de HD, de plasma et de hamburgers en couinant que son pouvoir d'achier fout le camp.
Chacun son truc.

mardi 20 octobre 2009

Duralex

mardi 13 octobre 2009

Lol...

C'était quoi, déjà, le slogan de campagne de monsieur Sarkozy ?
À cœur vaillant rien d'impossible ?
"Impossible n'est pas Français" ?
"C'est pas possible madame Michu" ?
Ah non, je me souviens, c'était "Ensemble tout devient possible !"
J'ai gardé les "professions de foi" de 2007, c'est trop de la bonne littérature, (qu'on ne fait pas avec des bons sentiments, comme le répète à l'envie monsieur Mitterrand Frédéric, sous entendu, mon livre c'est d'la balle !), il y avait aussi écrit "Le rêve français, c'est une France où la réussite est au service de la solidarité".
C'est beau, non ?
"Je vous propose une démocratie irréprochable", ça c'était pour la dernière page et il terminait bien sûr par : "Si je suis élu, je ne serai le président d'aucun clan, d'aucun parti, d'aucune idéologie. Je serai le président de tous les hommes et de toutes les femmes et de tous les hermaphrodites de bonne volonté. Je serai le président du peuple français, qui veut que notre pays change pour rester fidèle à son histoire et à ses valeurs."
C'est chouette, hein ?
Il doivent bien se marrer les gars qui écrivent ces trucs là, j'aimerais bien faire ça comme métier. Bien sûr, il faudrait que j'apprenne à élaguer un peu, (par exemple "...et tous les hermaphrodites", dans la version finale, ils vaut mieux l'enlever !).
Ce sont des textes humoristiques très subtils qui ne sont drôles que quelques années plus tard, pour moi c'est la forme la plus élaborée du second degrés.
Bravo monsieur Sarkozy !
Dernière minute, je viens d'entendre dans la voiture, grâce à la radio-diffusion française son nouveau sketch sur l'égalité des chances, décidément, je l'apprécie de plus en plus ce président, vous avez bien fait de voter pour lui lors de la dernière mascarade démocratique, je crois qu'il est encore meilleur que le précédent qui était déjà très drôle !
Je ne sais pas si la France est toujours le pays des droits de l'Homme, de la Femme et de l'Hermaphrodite, mais pour la rigolade et le fromage, on ne craint personne.

dimanche 11 octobre 2009

Le corbeau et le renard...

Comme me le disait encore il y a quelques jours mon ami Dominique de Villepin : " j'ai confiance en la justice de mon pays". J'ai tout de même prévenu immédiatement mon avocat, maître Colargol, pour que nous élaborions ensemble au plus vite une stratégie de défense à la Raymond Domenech, (c'est à dire avec au minimum deux milieux récupérateurs, au cas où). Maître Colargol, qui est d'une nature très optimiste, m'a conseillé de vendre ma maison et de m'enfuir en Suisse au plus vite, mais comme j'ai confiance en la justice de mon pays, je reste serein et je sifflote toute la journée des requiems. La grande question que je me pose, c'est : est-ce que je dois continuer à écrire des conneries sur ce blog maintenant que tout le monde le lit ? Avant, on était tranquilles entre nous, ceux qui venaient parce que ça les amuse, mais j'ai bien conscience d'être à présent visité, (comme Bernadette Soubirou), pour des raisons assez éloignées de l'envie de se marrer. Bienvenue, donc, aux gendarmes, à monsieur le Procureur de la République, à ceux qui sont pour, à ceux qui sont contre et aux Lannepaxiens anonymes. À ce propos, n'hésitez pas à laisser des messages dans la rubrique "commentaires", mais pour plus de clarté, mettez un nom, un pseudo, appelez-vous Tartempion si vous voulez, mais ne laissez pas la case vide, car dans ce cas, vous serez inscris comme "anonyme" et on pourra croire que vous êtes l'ANONYME qui diffamait (vu que les anonymes se ressemblent tous, c'est même à ça qu'on les reconnait !). Sujet du BAC : Est-ce qu'on est libre quand on se sent surveillé ?


samedi 10 octobre 2009

Le blog de Wens...

Bon, à part ça les copains, figurez vous que je reviens de la gendarmerie ou j'étais gentiment convié à un thé dansant au sujet d'une affaire moins médiatique que la Polanski ou la Mitterrand, mais plus proche du terroir. Des gens ont porté plaintes contre moi pour diffamation. Bien sûr, vous pensez immédiatement à Nicolas Sarkozy ou Vladimir Poutine, mais ce n'est pas eux, preuve que finalement, ils sont plutôt cool comme mecs. Ce n'est pas non plus dieu, dont j'ai copieusement mis en doute l'existence et qui doit être un brave type aussi, puisqu'il ne m'en a, jusqu'ici, jamais tenu rigueur. Non, c'est au sujet de la décharge d'amiante de Lannepax, (la lande de la paix), et plus particulièrement à cause des commentaires que monsieur ANONYME a laissé pendant que j'avais le dos tourné, sur le blog des NEWS of ze WENS. J'ai sûrement beaucoup de défauts, (j'ouvre trop ma gueule, c'est sûr et j'emploi sur ce blog un ton excessif et parfois méprisant qui ne reflète en rien ma personnalité toute de délicatesse et de modestie), mais je ne suis pas du genre à cautionner les lettres anonymes. Ça ne me gêne pas de passer pour un sale con misanthrope, ce que je suis peut-être après tout, et je peux comprendre que la forme de certains de mes textes hérisse le poil, mais c'est fait exprès, c'est pour rire et il est facile de réagir en laissant un commentaire pour qu'on en discute, ou bien de ne plus revenir sur ce blog. En l'occurence, les gens qui portent plaintes contre moi, le font pour des messages que je n'ai pas écrit et que j'ai condamné puis censuré dés que j'en ai constaté l'accumulation au cours d'une période pendant laquelle je ne m'occupais pas du blog. C'est très facile à vérifier, je n'ai publié que deux articles entre le début juillet et la fin août. Le jeudi 9 juillet 2009 je constate qu'un anonyme a laissé deux messages injurieux, et c'est vrai que sur le moment, ça me parait plus stupide qu'autre chose et je n'en fait pas grand cas, je note juste dans mon "post" que quelqu'un réagit d'une façon injurieuse, voir diffamatoire, mais je pense qu'il est libre de s'exprimer puisque c'est le principe des commentaires sur les blogs. Pendant un mois, je n'allume pas l'ordinateur car je ne travaille pas et cet objet est pour moi uniquement un outil de travail, l'animation du blog étant simplement un moyen d'expression parmi d'autres. Quand je constate fin août que cet ANONYME a profité de mes vacances pour accumuler une dizaine de commentaires tous plus vils les uns que les autres, (il est à noter que les commentaires s'affichent à ce moment-là directement sur le blog sans que je puisse les contrôler), je publie mon deuxième article de l'été, celui du jeudi 27 août 2009, dans lequel je signale que j'ai fait supprimer les commentaires et que je déplore bien évidemment les propos tenus par monsieur ANONYME. Depuis j'ai appris que j'avais la possibilité de recevoir les messages laissés sur mon blog et de valider ou non leurs publications, chose que j'ignorais n'ayant jamais eu aucun problème avec les commentaires qui sont d'ailleurs assez peu nombreux. J'ai donc activé ce "modérateur" et censuré tout nouveau texte du corbeau. Je ne pense pas qu'on puisse douter de ma bonne foi et du fait que quelqu'un s'est servi des NEWS of ze WENS pour son intérêt personnel. La procédure va suivre son cours, mais dans le cas où les plaignants viendraient sur ce blog, il me semble que ces explications sont en mesure de les éclairer. Je tiens à dire aussi qu'il aurait été plus simple de prendre contact avec moi tout de suite pour mener une action commune contre ANONYME car j'ai appris bien tard que quelqu'un faisait circuler des imprimés des commentaires injurieux laissés sur mon blog et que ceux-ci bénéficiaient d'une diffusion très étrange et hors de proportion avec la fréquentation habituelle des "News of ze Wens" par les habitants de la commune de Lannepax, qui jusqu'ici en ignoraient l'existence. Je ne connais rien des personnes qui se sentent à juste titre diffamées par ANONYME et je ne vois pas ce qui peut leur faire penser que j'ai intentionnellement cherché à leur nuire. À partir du moment où j'ai censuré les commentaires d'ANONYME, quelqu'un à créé un blog sur lequel des injures à l'encontre des membres de l'association "Bien vivre à Lannepax" sont publiées régulièrement. Curieusement, le dernier message laissé sur mon blog par ANONYME, (et que j'ai bien entendu refusé de publier), incitait les visiteurs des "News of ze Wens" à venir "lire la suite" sur son propre site, dont je n'indiquerai pas le nom ici pour éviter de lui faire de la publicité, mais que tous les intéressés connaissent. Il est assez évident que ANONYME et le créateur de ce nouveau blog au nom d'insecticide ont beaucoup de points communs. Je n'ai pas l'intention d'être le dindon de cette triste farce et je vais moi aussi porter plainte. À propos des " News of ze Wens", il s'agit d'un blog de dessinateur principalement fréquenté par des amateurs de dessins et des auteurs de BD, qui souvent me connaissent et sont en mesure de relativiser mes diatribes enflammées parce que c'est excessif pour de rire. C'est pas pour du vrai, c'est pas Michel Onfray délivrant la bonne parole, moi, je ne suis pas sérieux comme un pape anticlérical. Quand je dis "les péquenots analphabètes du coin", je sais bien que les agriculteurs qui me lisent ne sont pas analphabètes, (sinon ils ne pourraient pas me lire, banane !) Je vais prendre un exemple, la NofzeW où j'écris : L'autre jour, j'étais dans une église, ( il y avait une expo de photos ), et j'ai entendu un aborigène à la silhouette courtaude et au faciès ravagé par la consanguinité, ronchonner que bientôt, il serait le seul gascon du village, con ! A cause des Allemands des Hollandais et des Anglais! Je ne savais pas qu'il y avait eu un génocide gascon perpétré par un axe germano-britanique. Très gentiment, un gendarme m'a fait remarquer que "un aborigène à la silhouette courtaude et au faciès ravagé par la consanguinité" c'était quand même assez injurieux et que ça rappellait la banderolle déployée au Parc des Princes par des supporters fachos. On en est là. Bien sûr on peut tout mélanger partout et tout le temps et j'aurais sans doute dû écrire pour ne froisser personne : " un gentil papy rablé au profil de statue antique. C'est ce que je ferai la prochaine fois que j'entends un vieux con tenir des propos racistes dans une église, promis.

jeudi 8 octobre 2009

Jusque là, tout va bien...

On voit de drôles de choses et on en entend de belles aussi, c'est le monde expliqué aux gens qui ne savent rien par ceux qui sont au parfum.

Aujourd'hui, nous parlerons de la sympathie.
Il n'y a rien de plus casse couilles qu'un type sympathique. Vous savez, le genre souriant, visage ouvert, qui vous tape sur l'épaule avec un air entendu.
Le gars qui partout où il va connait tout le monde et dont on se dit que quand même, il est vachement sympa.
Le gars que y a jamais personne qui dira de lui que c'est un sale con.
Personne, jamais !
J'avais un copain comme ça, il y a quelques années, et bien j'ai dû m'en séparer.
Le type sympa, c'est quoi, si c'est pas une erreur évidente de la nature, un monstre, une abérration, une illusion d'optique ?
Je sais bien qu'il faut de tout pour faire un monde, mais tout de même, des gens sympathiques, reconnaissez que moins il y en a, mieux on se porte.
D'un autre côté, j'aime bien observer leurs pitoyables petites techniques de séduction, leur façon primaire et jovial d'avoir l'air de trouver sympa le premier connard venu.
Car le secret est là, la nature humaine étant ce qu'elle est, il suffit d'aller vers les gens avec les signes évidents de l'ouverture pour qu'ils aient envie d'entrer en toi pour voir comment c'est meublé.
Pour ceux qui veulent essayer, ( pour se marrer et d'un point de vue strictement scientifique, prenez garde à ne pas rester "sympa" !), quelques petits gestes utiles :
1 : ouvrir les yeux ( les yeux clos, ça fait pas sympa, ça fait endormi ou mort, très mauvaise impression, surtout au travail )
2 : ouvrir la bouche ( ça s'appelle sourire, à utiliser avec modération, il peut y avoir accoutumance et on à l'air d'un vrai crétin dans certaines situations )
3 : ouvrir les bras ( essentiel si on veut pratiquer correctement la tape dans le dos, la prise aux épaules ou le toucher rectal )
4 : ouvrir les cuisses ( le gars sympa marche toujours avec de l'air entre les jambes, c'est par là qu'il respire )
5 : ouvrir ses oreilles ( le gars sympa, il t'écoute, ça lui évite de parler et de toutes façons, il n'a rien à dire )
6 : ouvrir à gauche ( c'est facultatif, mais ça fait toujours bien )
7 : fermer sa gueule ( le gars sympa parle peu, ça lui évite de dire des conneries )
8 : ouvrir son porte feuille ( trop facile, mais il faut arriver à rentrer dans son argent )

Avec ça et un peu d'entrainement, n'importe lequel d'entre vous peut faire passer sa tronche de con pour une tranche de cake à la banane.
Attention aux effets secondaires, si tout le monde commence à bien vous aimer, si vous entendez autour de vous prononcer des phrases du genre : " tu veux pas venir manger à la maison ? " ou " on se voit dimanche ?" ou "tu ne connais pas ma femme ?" c'est que vous commencez à devenir un peu sympathique, arrêtez immédiatement le traitement et consultez un spécialiste.

Gardons nous des joyeux lurons sous peine de succomber sous la médiocrité réjouie des bons vivants dégoulinants de chaleur humaine. Aucune grande ¦uvre n'est jamais sortie du bonheur béat d'un type sympa, cela dit, ils sont très utiles pour indiquer une route ou tenir une porte ouverte.

mardi 6 octobre 2009

On a tous en nous quelque chose de Rouget de l'Isle...

L'autre jour, j'ai tenté une sortie. Je suis allé dehors, dans le monde réel truffé de crachoteurs et d'énergumènes à casquettes. Oui, même ici, on commence à avoir des jeunes à casquettes ! Des vieux à casquettes, on en avait déjà plein. La casquette, c'est super tendance, d'ailleurs moi même j'en porte volontier une "pied de poule" du plus bel effet, ( c'est pour m'intégrer subrepticement ! ) Donc, me voilà baguenaudant nonchalamment dans la tiédeur de l'été indien, ( Je ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin, vous pensez bien !), descendant de ma démarche féline une rue de la vieille ville d'Auch, dieu qui n'existe pas merci, il n'y a pas de ville nouvelle dans le Gers, quand tout à coup, j'entend vibrer l'air piétonnier aux accents virils de la Marseillaise, le tube du citoyen Rouget de l'Isle, ( Claude, comme le chanteur de salle de bain ! ). À propos de la casquette, ça attire les vaches. Enfin les vaches qui paissent paisiblement dans le champ du voisin, ( vous remarquerez que les vaches paissent toujours paisiblement, on a jamais lu un bouquin dans lequel une vache paissait belliqueusement !) C'est parce que le voisin est un voisin à casquette alors les vaches, elle assimilent le couvre chef à la visite du patron. Si je me balade près du champ avec ma casquette pied de poule, ces abrutis de steaks à pattes me prennent pour cet abruti de voisin à casquette et elles rapliquent à fond de train, mais toujours en paissant paisiblement. Le chant de guerre pour l'armée du Rhin, entonné à pleins poumons et avec un accent viril et Africain, jaillissant d'un échaffaudage, dans l'air glacé du petit matin... Heu...C'était pas plutôt la Marseillaise dans la tiédeur de l'été indien, un peu plus haut ? Oui, ben ça revient au même. Vous avez remarqué que les ouvriers ne sifflotent plus ? L'époque où un prolétariat guilleret sifflait en travaillant, fier d'accomplir courageusement sa tache avec entrain, dans l'insouciance des trente glorieuses et la perspectives de lendemains qui chantent, est révolue. Même les filles, ils ne les sifflent plus et ça, c'est le signe que l'ouvrier est moins Italien et plus Africain. En revanche, il chante la Marseillaise, l'ouvrier Africain dans la tiédeur un peu fraîche du petit matin de l'été indien. Et c'est beau, c'est émouvant comme un air de révolution dans l'air. C'est surprenant aussi et je reste immobile, tel un grand fauve dans la jungle de béton, ( en fait, c'est plutôt du colombage ici, mais immobile comme un grand fauve dans la jungle de colombages, ça fait moins bien ). Les passants passent, indifférents, poursuivant quelque chimère, ( qu'on voit danser le long des golfes clairs, bien sûr ! ), le portable à l'oreille, comme n'importe quel imbécile heureux d'avoir quelque chose à dire. Ils sont désormais tellement nombreux à converser dans le vide, qu'on dirait une horde de skizophrènes seulement intéressés par ce qui se passe loin d'eux. Chacun dans sa petite bulle de médiocrité, son petit univers du bout de son oreille, et leurs paroles qui s'envolent... T'es où ? T'as pensé à prendre du Parmesan ? Et alors elle m'a dit...Et je lui ai répondu...Bouge pas, j'arrive, t'es dans quel rayon ? Tous ces mots qui vibrent dans l'air, pas étonnant que j'ai mal à la tête ! Heureusement qu'il y a ce type qui chante la Marseillaise en travaillant, il y aurait donc de la vie sur cette planète ? Vous savez pourquoi il chantait la Marseillaise, cet ouvrier sur son échaffaudage ? Probablement parce qu'il est obligé de la connaître par cœur pour obtenir ses papiers. C'est la loi, paraît-il.

dimanche 20 septembre 2009

Les p'tits dessins rigolos...

Quand tu es dessinateur, tu tombes régulièrement sur un con qui te pose des questions sur ton métier, alors qu'il s'en fout royalement et qu'au mieux, la dernière BD qu'il a lu, c'est Bibi Fricotin.
Faut faire avec, c'est notre Karma, la plupart des gens ne lisent que des notices de camescopes et des panneaux publicitaires et si on tombe sur quelqu'un d'un peu cultivé, manque de bol, il ne lit, bien entendu, pas de bandes dessinées.
Moi, maintenant, je dis que je suis charcutier.
C'est plus simple et comme ça au moins j'évite la question réccurente qui est : Et vous arrivez à en vivre ?
Je ne vous dis pas comme ma vie a changé depuis que je suis charcutier. Il n'y a jamais personne qui demande à un charcutier s'il arrive à en vivre. Un charcutier, s'il ne trouve pas d'éditeur pour éditer sa charcuterie, personne ne pense que c'est un mauvais charcutier, on dit c'est la crise, alalah, mon pauvre monsieur.
Un charcutier, on ne lui fait pas ressentir qu'il est pas tellement connu, comme charcutier, on ne lui demande pas à combien d'exemplaires il a vendu ses saucisses.
Parce que les gens, ça ne les intéresse pas que tu fasses un truc intéressant, ce qui les intéresse, c'est de connaître un type connu.
Le truc qu'il vaut mieux éviter d'expliquer, c'est que tu ne cherches pas à être connu, que tu t'en balances d'être connu, surtout par eux, que de toutes façons ils n'y connaissent rien.
Il vaut mieux éviter. On perd de l'énergie et ils ne te prennent pas au sérieux, parce qu'ils ne savent pas ce que c'est que le plaisir de créer, même des trucs merdiques avec des petits bonhommes rigolos.
La plupart d'entre nous, les dessinateurs, on ne fait pas ça pour l'argent la gloire et la beauté, ( parce qu'on est déjà très beau, on peut se permettre d'être pauvre et inconnu ! ), non, on fait ça parce qu'on ne peut pas faire autrement.
Une espèce de fée gribouilli, pour se marrer, s'est penchée sur nos berceaux et nous a saupoudré de perlimpimpinesque poudre, ( de la graphite HB le plus souvent !).
Quelquefois, elle a eu la main un peu lourde sur la graphite, la fée, comme pour Joann Sfar, mais en général, elle reste raisonnable et elle en met juste assez pour qu'on passe le restant de notre vie à se faire traiter de branleurs.

mercredi 16 septembre 2009

"Les pauvres ça pollue pas...

...ça fait des toutes petites crottes..."

William Shakespeare

( c'est dans "Songe d'une nuit d'été", mais évidemment, traduit en bon Français, ça rime moins bien, c'est comme les chansons dans "Le Seigneur des anneaux", qui sont vraiment à chier des toutes petites crottes, dans la version Française !)

Bon, ben voilà un billet qui commence avec un haut niveau culturel puisque ça parle de caca, ça me permet d'enchaîner tout de suite sur une précision pour le blog : On peut de nouveau laisser des commentaires mais maintenant, je vais les recevoir avant qu'ils soient publiés et pouvoir ainsi exercer une censure impitoyable à l'égard de tous les opposants à mon régime.
C'est carrément le pied, moi qui n'ai jamais trop aimé la démocratie, je suis aux anges.
Je ne peux que vous encourager à venir vous faire censurer sur mon blog, car :"en vérité je vous le dis, seuls les c¦urs purs seront admis" Lamartine Aubry
Bien entendu, c'est une mesure d'exception destinée exclusivement à bloquer les commentaires de l'Anonyme de la décharge qui a pris ce blog pour une annexe de la Kommandantur.

On causait de quoi ?
Ah, oui, les pauvres, Shakespeare, l'écologie, le caca...À part Shakespeare, on est pas loin du problème de l'amiante à Lannepax, mais dans un souci d'apaisement j'ai décidé de ne plus parler des péquenots analphabètes du coin.
Vous savez, ici c'est assez reculé, il y a encore des zones blanches sur la carte du Gers. Des territoires inexplorés où vivent des tribus aux coutumes étranges et pittoresques, comme par exemple, clouer les Parisiens sur la porte de la grange pour éloigner le mauvais ¦il...Je me méfie donc un peu, car dessinateur, c'est peut-être pire que Parisien et en plus, je viens de me souvenir que je suis né à la Malmaison, ( le chateau de Joséphine de Beauharnais, la meuf à Napoléon ! ).
Depuis que je suis tout petit, j'ai l'impression d'être en voyage d'étude sur une planète inconnue. Pas seulement à la campagne, en ville c'est encore pire. Je crains un peu que mon humour ne soit pas le meilleur vecteur d'intégration, pourtant, sur Mars mes bons mots font rire aux éclats les cailloux.
Si j'ai le temps, je raconterai peut-être le coin où j'habite et les gens qui y vivent, parce que c'est tout de même mieux que ce que cette histoire d'amiante donne comme image. La connerie, elle est bien représentée partout, mais il y a aussi d'autres aspects de la nature humaine, si on cherche bien.
À l'époque de William Shakespeare, ( de la fin d'avril 1564 jusqu'au 23 avril 1616 date à laquelle le grand poète mourrut en essayant stupidement de changer une ampoule dans son bain ), les pauvres faisaient de toutes petites crottes hyper écologiques car ils ne mangeaient que de la pitance (la pitance est un plat local du comté de Warwick qui a grosso modo le même goût que le brouet, mais en plus crèmeux).
Puis la pitance fut fabriquée par un gros clown Américain, les pauvres se mirent à chier sucré, à empester le cola et à recouvrir de gadgets en plastique leurs enfants et la planète.
Grâce à dieu, qui connait personnellement Roselyne Bachelot, la crise mondiale et l'épizootie de rhume des foins va bientôt régler une bonne fois pour toute le problème de la pauvreté, il suffit d'être patient.