lundi 24 décembre 2012

This is la fin

Je suis bien content que ce soit terminé, cette fin du monde, je trouvais les cons encore plus cons que d'habitude en manipulant ce concept éculé.
J'ai remarqué que les enfants en parlaient beaucoup, il y avait une certaine tristesse dans tout ça, dans la bêtise médiatisée. Il y a une époque où les imbéciles pouvaient encore être des imbéciles heureux, c'était le bon temps, maintenant que ce sont des imbéciles tristes, ils sont bien plus effrayants.
Les enfants, on vous a fait croire au père Noël et il n'existe pas, on vous a fait croire à la fin du monde et elle n'a pas eu lieu, peut-être que les dieux auxquels on vous fait croire n'existent pas non plus. Avouez que ce serait le pompon !


mardi 11 décembre 2012

Le re-retour


Quand même, Mr POPO, c’est un peu intellectuel.

Et ouais, qu’est-ce que vous croyez !
Ça fait deux fois de suite qu’on me fait cette réflexion alors que je fais attention, justement, de bien être très con quand je fais des Mr POPO, (  les petits enfants, pas la peine d’écrire à Mr POPO, il ne vous répondra pas, c’est juste un personnage, il n’est pas vraiment réel, c’est un peu comme Nicolas Sarkozy ou Casimir, dans le meilleur des cas, il y a un bonhomme à l’intérieur du costume de monstre ! )
Je n’ai pas d’à priori positif sur les intellectuels, ça ressemble plus à une classe sociale qu’à un effet de l’intelligence.
Les intellectuels, ce sont ceux qui ont un cerveau et les manuels, ce sont les Portugais qui ont des mains ?
Bon, et bien Mr POPO est vachement plus fait avec les mains qu’avec le cerveau.
Berk ! Dessiner avec son cerveau, c’est vraiment dégueulasse !
« C’est quoi dégueulasse ? » demandait Jean Seberg avec un joli accent qui te ferait presque aimer l’Amérique.
«Dégueulasse » ça me fait toujours penser à Jean Seberg qui était si belle.
Et si je pense à Jean Seberg, je pense ensuite à Romain Gary.
Et là Paf, je peux commencer à passer pour un intellectuel comme un rien, alors que j’ai juste une bonne mémoire.
Être très intelligent, très cultivé, normalement, ça devrait être effrayant. Quelle responsabilité.
Les gens intelligents, cultivés, disons pour faire simple les intellectuels, ils sont responsables de toute cette merde qui nous entoure, les guerres, la pauvreté, les famines, les crises économiques…C’est tout de même pas la faute des cons !
Et bien au lieu de culpabiliser, ils préfèrent aller boire des coups au café de Flore.
Comme quoi, hein, l’intelligence…
Ces derniers temps, je me suis occupé de Mr POPO le livre, qui va paraître au printemps, après la fin du monde, aux éditions « six pieds sous terre ».
Faire la couverture, bricoler des petits dessins pour les pages de gardes, et faire la sélection des strips qui seront publiés… Tout ça fait que je me suis plongé dans mon œuvre Popoétique et je n’ai pas trouvé que c’est intellectuel, mais tout simplement génial.
D’habitude, je ne suis pas bon public comme ça !
Du coup, j’ai aussi relu le « Blog du Capt’ain Arobase » et ce bouquin aussi je l’ai trouvé génial, c’est comme ce que j’écris sur ce blog, c’est vachement bien aussi !
En fait je m’éveille tout doucement à la conscience de mon talent.
Il faut dire que je me suis un petit peu fait mal au bras et que je suis sous l’effet d’un médicament très fort qui me fait rigoler tout le temps, mais quand même, c’est carrément génial !
Ah ah ah ah ah ah !!!
Il faut que les lecteurs prennent ces cachets aussi, c’est tout.
( On étudie la possibilité faire un Mr POPO Gadget, avec des gélules sous blister ! )



jeudi 8 novembre 2012

Debout camarades Pifophiles !


Vous le savez, depuis le temps, je suis un Pifophile et ça ne veut pas dire que je suis un amateur de nez, mais un lecteur de Pif Gadget.
Vers la fin de l’année, j’essaie toujours de me dégotter quelques exemplaires de Pif, ce n’est pas vraiment une collection, c’est juste un truc marrant pour voyager dans le temps.
Quand j’ouvre un Pif Gadget, je retrouve un peu de mes 7 ans.
Je crois que Mr POPO doit quelque chose, même si ce n’est pas réfléchi, à ce journal de bandes dessinées de mon enfance qui était fabriqué par des humanistes et financé par des communistes.
Je me demande toujours ce que les mômes d’aujourd’hui, gavés d’images et de technologie, vont garder comme souvenirs de leur enfance, quel sera leur machine à voyager dans le temps et quelles seront leurs valeurs.
Maintenant, j’ai la chance d’être enfin un vieux con, je peux me permettre de trouver les jeunes gens insupportables et stupides, ( sinon à quoi bon vieillir ).
L’autre jour, chez des amis, deux ados de type mâles ont passé toute la journée à jouer à la guerre sur leurs jeux à la con, sans adresser une seule parole à ma fille qui a pratiquement le même âge. Il faut dire que c’est une pauvre inadaptée, qui préfère les livres ou jouer dans les jardins.
Je ne me souviens pas d’avoir jamais eu un tel comportement quand j’étais enfant.
Même les gosses que nous n’aimions pas particulièrement, ils n’étaient pas exclus de nos jeux, on leur disait bonjour, on leur adressait la parole.
Souvent, on avait au moins Pif Gadget en commun, on avait de toute façon le simple fait d’avoir le même âge et ça suffisait.
Mais bon, c’est NORMAL, c’est le PROGRÈS, comment tu peux t’intéresser à une gamine de 12 ans qui ne connaît rien à la guerre quand tu es bourré de testostérone et de coca cola ?
Toute cette énergie concentrée entre quatre murs, quel gâchis, quel dommage qu’il n’y ait pas un front pas loin, une petite guerre pour se défouler tout en prenant l’air !
C’est pour tout ça que ça me fait du bien de retrouver Rahan et Teddy Ted et Surplouf et M le Magicien et tous les autres. Il me reste quelque chose de ces lectures, je suis sans doute misanthrope, mais comme je suis beaucoup Pifophile, je crois que ça me permet de ne pas totalement désespérer.
Pour que ma fille n’en vienne pas à détester le genre humain, je vais lui offrir un exemplaire du Pif Gadget N° 137 de septembre 1971, trouvé sur ebay. Celui qui avait comme gadget les Pifitos, les pois sauteurs du Mexique et pas seulement le journal, il y aura aussi le gadget, car j’ai découvert un site sur lequel on peut commander des pois sauteurs.
Je les ai reçus hier et ils se sont mis à sauter dans ma main, comme en 1971, je suis ravi, vous pensez bien !
Je vais faire ça et si ça fait moins plaisir à ma fille qu’au petit garçon que j’étais en 1971, ce n’est pas grave, c’est qu’elle sera peut-être moins solitaire que son papa.
Mais je crois que ça lui fera tout de même, ces pois sauteurs, des amis plus intéressants que des geeks.

Je vous mets l’adresse du site écolo où l’on trouve des pois sauteurs, c’est le moment de les acheter, ( ils sautent quelques mois et vers février le petit ver qui est à l'intérieur se transforme en papillon et sort par un petit trou ).

http://www.nature-ecologie.fr/boutic/product.php?id_product=176

video
Les pois sauteurs + le numéro de Pif gadget de 1971 !!!

lundi 5 novembre 2012

Klaatu barada nikto


Je me demande s’il y a beaucoup de monde qui se souvient de ce film de Robert Wise et de la phrase « Klaatu barada nikto…
En ce moment, j’aime bien revoir les vieux films de SF de mon enfance, ceux qui passaient, par hasard, comme des comètes à la télévision.
À l’époque, il ne fallait pas les rater, les films de SF, c’était une denrée rare et exclusivement américaine, c’est pour ça que les acteurs parlaient à côté de leurs bouches et avec des voix de doublage archi-entendues et aux intonations ridicules.
Il y avait toujours un type qui avait la voix de John Wayne et un autre la voix du méchant, c’était pratique pour savoir qui allait trahir et mourir à la fin.
Quant aux voix féminines, les actrices de doublage françaises avaient toutes des voix de crécelles qui ont fait passer pendant des décennies les Américaines pour des cruches ou des mégères.
Je me suis toujours demandé s’il y avait une volonté consciente de nuire de la part des gens qui doublaient les films.
John Wayne, par exemple, qui à l’air d’un gros con en français, a une voix très douce et un jeu beaucoup plus subtil en VO.
Bon, mais John Wayne n’a rien à faire là, c’est un cow-boy, pas un gars de l’espace !
Oui, donc je viens de revoir « Le jour où la terre s’arrêta », avec le robot extraterrestre en caoutchouc et la soucoupe volante en carton.
C’est l’histoire d’un mec extraterrestre, Klaatu, qui traverse l’univers pour venir dire aux terriens que s’ils continuent leur conneries de guerres froides et chaudes et leurs courses à celui qui aura la plus grosse ogive, ça allait mal se passer pour eux.
D’abord, il les gronde gentiment, après, il leur fait les gros yeux, mais comme sur Terre on a le sens de l’accueil des étrangers et qu’on lui a envoyé l’armée pour lui tirer dessus, il se fâche tout rouge et son robot en caoutchouc emporte une fille dans la soucoupe.
C’est là qu’on peut enfin voir l’intérieur de la soucoupe volante en carton et c’est quand même ce qu’on attendait depuis le début !
Il y a plein de musiques et de bruits électroniques qui ont été ensuite repris dans tous les films de soucoupes volantes en carton, ( la musique de Mars Attack le film de Tim Burton, doit beaucoup à celle de Bernard Herrmann ), mais ce ne sont pas des bruits qui font mal à la tête comme dans « Star Wars », c’est juste une musique de soucoupe.
C’est en noir et blanc, l’extraterrestre à l’air d’un type bien, il n’a pas plein de tentacules, il porte un chapeau, ce qui est tout de même plus chic et ce n’est pas un film qui va à cent à l’heure.
C’est typiquement le genre de film que les cons vont trouver vieillot, n’hésitez pas à le revoir pour savoir si vous êtes un con !





jeudi 25 octobre 2012

Quelle était verte ma vallée

C'est drôle, tous ces gens qui menacent de quitter la France, je n'arrive pas à être triste de les voir partir.
Mais quand même, un gouvernement qui expulse les riches, ce n'est pas bien.
C'est toujours sur les nomades que ça tombe, ce sont des nomades, les gens fortunés, si on ne peut même plus aller en Belgique, où va t-on !
En Floride. Oui, mais bon, il n'y a pas de spéculoos là-bas.




mardi 23 octobre 2012

Système D point zéro


L’informatique, c’est vraiment passionnant. 
Je m’y suis mis à fond, depuis que mon merdinateur est tombé en panne, d’abord, j’ai eu le super réflexe de geek de sortir du grenier mon minitel pour rester connecté au monde moderne qui vibre de toutes ses antennes. Pas vraiment un minitel, mais ce drôle d’objet qui ressemble à un berlingot, qui était le comble du chic, il y a à peine 10 ans, autant dire le moyen âge, et qui aujourd’hui à l’air d’un écran de télévision dans Star Trek ou d’un ordinateur russe du temps de l’URSS.
Ce qui nous prouve bien, si cela était nécessaire, que la modernité, ça va, ça vient.
Ensuite, ( là, c’est la suite du début, juste avant la digression, vous vous souvenez ? C’est comme ça que ma pensée fulgure, comme une chrysalide arborescente, un cheval fou galopant dans les ténèbres ), donc, ensuite, j’ai pris un tournevis pour ouvrir le dos de la bête pour voir un peu ce qu’elle a dans le ventre, parce que les Macs, ça se décapsule par l’arrière.
Oui, je sais, je n’y connais rien, mais c’est pas une raison pour ne pas faire preuve de curiosité.
Ouvrir un truc avec l’idée qu’on va voir qu’est-ce que c’est qui cloche, même, et je devrais dire SURTOUT, si on a aucune idée de comment qu’ça fonctionne ce bazar, c’est beau comme un savant fou qui manipule des particules.
Jusqu’au moment où tu constates que vraiment, c’est juste une boîte pleine de petits bitouniots qui ne ressemblent à rien, tu peux avoir cette sensation rassurante du type qui va faire quelque chose.
Le type qui va faire quelque chose, même quand il ne fait rien, il a dans le regard cette flamme des grands conquérants, des guerriers, des découvreurs de mondes, c’est un homme, un vrai, un Jean Valjean qui aurait bouffé du Lino Ventura.
Bien sûr, une fois que tu as refermé le capot de l’ordinateur sans même avoir trouvé le carburateur ou les vis platinés, tu as plutôt l’air d’un Fabrice Luchini qui aurait mangé trop de Marcel Proust.
Quand tu as fait ton maximum et que ça ne marche toujours pas, il reste une seule chose :
La pensée magique.
On peut aussi faire appel à un informaticien, mais j’ai tout de même encore un peu de dignité.
Mon G5 de chez Monsieur Mac, je lui ai fait un tour de pensée magique en lui tapant dans le dos comme quand tonton Marcel avale de travers, un peu plus fort parce que tonton Marcel n’est pas en plastique dur.
Un bon coup sur la carlingue et ce con d’ordinateur s’est remis en marche et depuis, je le démarre comme ça, « à la main ». Je vous assure que c’est la pure vérité, que le dieu des geeks me foudroie si je mens !
Du coup, je trouve l’informatique vachement moins compliquée et beaucoup plus sympathique. Un truc qui démarre quand on lui tape dessus, c’est rassurant, ça rend la technologie plus humaine, non ?


lundi 22 octobre 2012

Retour


Les amis, vous n’imaginez pas comme il est difficile de revenir quand on est parti loin du techno-monde.
Je vais faire ça tout doucement, avec précautions, s’agirait pas de se fouler le doigt, oui, je tape toujours avec un seul doigt, mais super vite, comme l’Homme qui valait trois milliards ! ( de dollars il y a 30 ans, c’est à dire l’équivalent d’un plein en euros ). Je reviens avec l’air de ne pas y toucher, sur la pointe des pieds, pour voir si ça m’amuse toujours de faire des Mr POPO.
Un truc bien, c’est qu’un blog abandonné pendant six mois, est un endroit très calme, plus personne n’y passe et finalement, c’est presque rassurant.
Ça va devenir plus intime, c’est sûr, lumière tamisée, musique douce… Allo Macha ?
Expliquez-moi cher ami noctambule, pourquoi vous avez décidé de recommencer à écrire et dessiner des conneries alors que personne ne vous demande rien et que Sarkozy n’est même plus là pour vous énerver ?
Putain, c’est vrai, qu’est-ce que c’est calme !
Non, mais sans blague, calme comme ça, c’est presque énervant.
Comme je n’avais plus d’ordinateur et qu’il faisait beau, je me suis acheté un banjo ukulélé.
Après, il faut trouver comment ça s’accorde, quelles cordes on met dessus, et comment on fait les accords et plein de choses passionnantes qui remplissent une vie bien mieux que les buzz, les bugs et les arobases et toutes vos conneries de faces de boucs.

Bon, et puis voilà que je reviens avec même pas envie de me venger et dans un état de sérénité alarmant. Mais, je n’ai pas encore acheté un nouveau merdinateur et c’est sur une machine en panne que je fais mon grand retour dans la solitude des grands espaces de mes News of ze Wens.
Il y a un peu de mystère mystérieux dans tout ça, un vent chaud et anormal pour la saison fait tourbillonner les feuilles des arbres, le blog est désert, des sagebrush traversent en roulant l’artère principale et l’enseigne enigmatique « NofzeW » grince sinistrement sous la bourrasque.
La musique est bien entendue de Ennio morricone !






dimanche 15 avril 2012

Au revoir

Cher visiteur,

Les News of ze Wens sont suspendues pour cause d'avarie informatique. Je vais voir combien de temps je peux tenir hors du monde virtuel de la communication à la con !
Je compte profiter du fait qu'il va me falloir changer d'ordinateur, pour opérer, pendant quelques temps, une salutaire retraite informatique...

Mais je reviendrai et ma vengeance sera terrible !






jeudi 15 mars 2012

La campagne bat son vide

J’ai beau essayer de m’intéresser à cette campagne électorale, cette fois, ça m’ennuie profondément. Je ne sais pas si c’est pareil pour tout le monde, mais quelle barbe.
Peut-être pour un nouveau-né, ou pour les très petits animaux, les bestioles unicellulaires, ça présente un intérêt, mais si on n’est pas une amibe, je ne vois pas comment on peut se passionner pour cette pantomime pathétique.
La greluche qu’a pas ses signatures et puis qui les a, quelle surprise !
Le coup du votez utile , le coup du 22 avril, le coup du père François. Le coup du superman qui est de retour, du meeting grandiose, des foules enthousiastes, du rebond dans les sondages…
Et tout ça, mis en, hum, « perspective » par les analystes, les journalistes qui eux aussi, sont immuables, toujours aussi « impertinents » et » éclairés », toujours  aussi chiants,oui !
Et vous savez pourquoi c’est comme ça ?
C’est parce que tout ce bazar s’adresse aux imbéciles, aux crétins, à ce pourcentage d’indécis qui fait basculer les balances.
Au fond, les gens qui s’intéressent à la politique, ils savent très bien pour quel candidat ils vont finir par voter. Si à quelques semaines du premier tour, tu ne sais pas si tu es de droite ou de gauche, c’est que tu as de la semoule dans le caberlot camarade.
Il y a tout de même quelques petites différences entre la Gauche et la Droite, ne serait-ce qu’au niveau des cravates.
Si vous êtes dans la catégorie qui ne sait pas si vous allez voter Mélanchon ou Sarkozy ou Hollande ou Le Pen ou Bayrou, choisissez à la cravate, c’est le mieux.
Ça aura au moins l’avantage de nous éviter le pire !

Sinon, ma fille qui est au collège est en train de découvrir les paradoxes de la logique administrative. Il y a, parce que c’est obligatoire, une sorte de monte-charge pour permettre aux éventuels élèves handicapés d’accéder aux salles de classe de l’étage. C’est avec une fierté légitime que lors de la visite des parents, le proviseur nous a présenté cette merveille de modernité.
Voilà t-y pas qu’on constate qu’un élève handicapé ne prend jamais cet ascenseur, et qu’il est prévu que tous ses cours aient lieu au ré de chaussée.
Et il y a une bonne raison, c’est qu’en cas d’alerte incendie, il ne pourrait pas descendre assez vite par le monte charge.
Mais bon, c’est obligatoire d’avoir un truc qui ne sert à rien.


Ça me fait penser à l’éthylotest, qu’il va être obligatoire d’avoir dans sa voiture. Encore un progrès qui n’a l’air de rien, mais qui va rapporter pas mal de fric à l’entreprise qui fabrique ce gadget. Il n’y a personne pour enquêter là-dessus ?
C’est pas un copain du gars qui rend plein de services à ses copains qui aurait l’exclusivité de la production ?
Bon, j’ai l’esprit mal tourné, mais je trouve bizarre ces nouveaux moyens de nous prendre du fric par petites sommes, sous prétexte de sécurité.
Personne ne dit rien, c’est pour la sécurité et la sécurité, c’est sacré.
Le gilet jaune à la con, l’humanité a quand même survécu des millénaires sans, mais bon.
Le coup de l’éthylotest, je l’ai un peu en travers de la gorge, parce que je ne bois pas d’alcool, jamais. Je vais devoir acheter ce truc alors que je n’ai jamais d’alcool dans le volant !
Si je dis à un flic que je suis abstème, il va penser que je me fous de sa gueule ou que je suis entré illégalement sur le territoire. Il va vouloir m’expulser vers l’Abstèmie, si ça se trouve !

lundi 5 mars 2012

En marge

 Je n’ai jamais vraiment réussi à me guérir de cette curieuse manie de la curiosité pour les choses curieuses !
Les grands alboums de BD cartonnés/couleurs des aventures d’aventuriers aux graphismes habiles et formatés qui remplissent les officines des libraires spécialisés, je ne les regarde plus depuis longtemps.
Je vais directement dans le coin obscur où sont remisés les quelques exemplaires parasites des éditions « indépendantes », les vilains petits canards de la « small press », du « do it yourself », les petits livres bricolés, pour causer Français.
Il y a certainement des choses très bien dans cette BD « commerciale » que je ne lis pas, mais je n’ai plus l’œil pour les dénicher, je ne vois qu’une bouillie de dessins stéréotypés, repassant à l’infini les plats et les styles des auteurs à succès.
Le problème de cette bande dessinée, c’est qu’elle est encombrée.
Encombrée de suites, de reprises, de séries qui n’en finissent plus.
Encombrée de scénarii sans inspirations parce que les scénaristes ont besoin de produire beaucoup pour vivre de ce travail. Malheureusement les revenus de cette activité ne permettent pas de faire un bon livre tous les deux ou trois ans.
Dans le meilleur des cas, des histoires bien ficelées, réalisées par d’honnêtes dessinateurs, pour un public de moins en moins nombreux et submergé par la masse de livres à sa disposition.
S’il s’agit d’un travail de création tout à fait honorable, dont il n’est pas question d’avoir à rougir, il est néanmoins dépourvu d’une qualité essentielle : la liberté.
On est pas souvent libre, quand on doit séduire un lecteur et en premier lieu un éditeur qui n’a d’autre but que de trouver le truc qui se vendra bien, le saint Graal recherché aussi, il faut bien l’avouer, par les auteurs dont l’objectif est plus d’avoir du succès que de faire un bon livre, ( si si, ça existe, je vous assure ! )
C’est la raison pour laquelle, ce que l’on peut trouver de plus original, de plus audacieux, de plus personnel, se déniche la plupart du temps chez des « petits éditeurs indépendants » et dans un cadre encore plus débridé, chez ceux qui font leurs livres eux même.
On est pas nombreux à chercher ces petits fascicules souvent photocopiés, et pourtant, ils ont la beauté des choses rares, ( pas tous, il y a là aussi des merdes, mais ce sont souvent des merdes touchantes, ce qui n’est déjà pas si mal ! ).
Allez jeter un œil sur le site « Un fanzine par jour » à l’occasion, il présente une belle collection de ces ouvrages marginaux. J’ai été surpris d’ailleurs d’y trouver le tout premier tirage de mon album Castor Joseph qui fut édité plus tard par Mosquito.
Une rareté puisque cette première mouture, qui présente pas mal de différences avec l’édition en livre, n’est que de 10 exemplaires ( 48 pages photocopiées et reliées par une ficelle, « éditions » Unicornis collection « Bout d’ficelle » -1996  ).
J’ai toujours adoré faire ces petits trucs bricolés, comme mes « mini-comix » dont le tirage fabuleux est d’une trentaine d’exemplaires, la plupart réservés aux copains.
Pour ceux d’entre vous qui aiment ce genre de chose, je vous invite à regarder attentivement le blog de Julien Lauber, à ma connaissance le seul peintre sur pois chiches encore en activité. C’est un garçon qui fait l’équilibriste entre foutage de gueule et art contemporain, ( pléonasme ? ), et qui propose des petits livres photocopiés, dont un « Tintin O’Congo » à la fois iconoclaste et respectueux.

C’est par là : Le blog de Julien Lauber
Une fois chez lui, cliquez sur la catégorie "Livre" pour accéder à ses productions et notamment son Tintin. 


vendredi 2 mars 2012

Le candidat du peuple


À force de s’habituer à ne sortir que dans des endroits bourrés de militants de l’UMP, de vigiles et de mémères à chiwawas, le candidat des travailleurs, le sauveur de la nation, a un tout petit peu perdu de vue la nature belliqueuse des énergumènes qui peuplent le reste du pays dont par un malheureux concours de circonstances, ( le droit de vote délivré à n’importe qui sans même un examen de salubrité mentale ), il est devenu le président.
Oui, je sais, c’est une phrase trop longue, mais ça valait le coup tellement elle est bien rythmée, ( je parle au correcteur d’orthographe de mon traitement de texte qui m’a encore tout souligné « faux » d’un coup, à croire qu’il est de droite ! )
C’est le problème, quand tu es très populaire dans ton bocal et que tu vas faire un tour dans l’océan que tu as pollué.
Mes lapins, profitez bien de cette campagne électorale, c’est la dernière.
Je possède des quatrains secrets de Nostradamus trouvés dans un vieux Pif gadget de 1973 « spécial divination » qui me permettent quelques anticipations audacieuses.
Je peux déjà vous annoncer que Nicolas Sarkozy ne sera pas présent au second tour des élections présidentielles et que les finalistes seront François Hollande et François Bayrou.
Si vous voulez une preuve incontestable, allez sur Google et tapez juste François.
Vous verrez apparaître le résultat du premier tour : en tête François Hollande, suivi de François Bayrou, le troisième homme étant un dénommé François l’embrouille.
Vous pouvez vérifier, même Françoise Hardy et François Fillon arrivent avant François Sarkozy !
Et très franchement, c’est une nouvelle qui me redonne foi dans le peuple Français.
Pas de Marine Machin, pas de Sarkouillo, juste deux bons François bien gentils, bien élevés, bien cultivés, propres sur eux. Des gars bien, pas copains avec d’insupportables chanteurs, humoristes, milliardaires ou papes bling-blings.
Un peu d’apaisement dans une période troublée, une sorte de calme salutaire propice à la discussion, au rapprochement des citoyens pour préparer la révolution.
Ah, merci Pif Gadget et merci Nostradamus et merci Google et merci aussi à toi, peuple de France qui va être assez sensé pour nous offrir un peu de calme dans le bocal de cornichons agités.
Je ne vous dis pas encore pourquoi c’est la dernière campagne électorale, mais j’ai une prédiction fiable à 100 % basé sur l’étude des entrailles de blaireaux qui annonce de grands changements pour la démocratie dans un avenir très proche…

jeudi 1 mars 2012

Mars, un dieu de naguère


Une bonne blague mythologique…
C’est le dieu Mars qui sur un coup de colère a tué Halirrothius, un fils de Neptune.
«J’l’ai pas fait exprès, je nettoyais mon glaive et le coup est parti», qu’il dit… Mais, ça ne prend pas, le conseil des dieux, (un genre de conseil des ministres, mais sans les voitures de fonction!), décide de se réunir pour lui mettre un bon coup de règle sur les doigts.
Mars, il a tellement de bagou que bien qu’il ne fasse aucun doute qu’il est mouillé jusqu’au cou dans l’affaire Halirrothius, (célèbre affaire criminelle de l’époque dont est tiré le fameux film «du rififi chez les dieux de l’olympe»), Mars donc, (Jean-Pierre de son prénom), plaida sa cause avec tant d’art, qu’il fut absous et même, pour fêter ça, on bâtit un palais à l’endroit où l’affaire avait été discutée et l’on y établit un tribunal qui prit le nom d’aréopage.
Pourquoi aréopage, me direz-vous ?
Ah ah ah ! je m’doutais bien que vous aviez oublié que les Grecs appelaient MarsArès… (C’est de là que vient aussi probablement l’inscription MARCHE / ARRET sur les appareils électroménagers, par une déformation linguistique inévitable quand on passe du Grec ancien au français moderne ).
En réalité, les Grecs, ils n’admiraient pas tellement Jean-Pierre Mars pour ses prouesses guerrières. Dans le combat des géants, il avait été fait prisonnier et il avait fallu que Mercure, qui avait tout de même autre chose à faire, ( il venait de monter une petite usine de thermomètres qui commençait à rapporter pas mal !), vînt à son aide et lui rendît la liberté. Non, pour les Grecs, Mars c’était surtout un sacré baratineur. 
Les blagues mythologiques c’est pas tellement drôle, mais au moins vous saurez d’où vient le mot aréopage qui n’a rien à voir avec des gaz intestinaux !
C'est un vieux truc du temps de l'ancien blog, mais je le recyclerai tous les premier mars jusqu'à mon apocalypse personnelle parce qu'il me fait toujours rire ( je suis super bon public pour mes mauvaises blagues ! )

mercredi 29 février 2012

Des pièces jaunes pour la planète rouge

Avec tout l'argent fictif qu'on a plus, on ne peut plus faire la bamboula comme avant dans des fusées ou des navettes.
On est comme qui dirait cloué au sol par la mauvaise gestion de l'économie mondiale des sous.
Franchement, c'est triste parce que c'était bien la peine de se fatiguer à inventer tous ces trucs pour aller loin, si c'est pour juste s'en servir pour aller chercher le pain.
Je suis sûr que si on mettait tous de côté les petites pièces jaunes de centimes d'euros, on pourrait aider la NASA à aller sur Mars.



En mars

Boule à Zéro

C’est le titre du dernier livre de mon ami Serge Ernst et ce n’est pas un roman autobiographique, sur les ravages de la calvitie, mais un joli album jeunesse scénarisé par Zidrou, lui aussi bien connu des lecteurs de Spirou.
Zidrou et Spirou et Ernstrou sont dans un bateau, Ernstrou et Zidrou tombent à l’eau qu’est-ce qu’il reste ?
Un album chez Bamboo !
Eh oui, c’est l’éditeur Bamboo qui a eu la bonne idée de produire cet album qui parle de la maladie et de la mort, sur un ton léger et humoristique, mais pas dénué de réflexion.
Depuis qu’avec Sylvain Ricard on a fait « La mort dans l’âme », tout le monde va vouloir faire des livres d’hôpital, tellement c’est commercial !
Ce qui est amusant, c’est que Serge dessinait « Boule à Zéro » en même temps que je réalisais « La mort dans l’âme », vous pourrez constater que c’est moi qui fait le mieux les perfusions et lui qui est le plus fort pour les courses poursuites en fauteuils roulants.
Bon, notre livre, à Sylvain et moi, il fait peur à certains, alors qu’il n’est pas si noir que ça, mais celui de Serge et Zidrou, vous n’avez rien à craindre, même si vous êtes une autruche.
C’est drôle et plein d’espoir bien que l’héroïne, ce qui est une idée audacieuse, soit une petite fille atteinte d’un cancer et que pratiquement toute l’action se passe dans un hôpital.
Tout le petit monde de la Santé et de la maladie est campé avec justesse et humour et Zita, la petite fille surnommée « Boule à Zéro », est un personnage attachant.
Ma fille a beaucoup aimé cet album, ( ce qui est un gage de qualité bien plus fiable que 4 étoiles dans Télérama ! ).
Voici le site où vous pouvez voir plein de choses sur cet album :


Pendant que je suis dans le message à caractère intéressant et puisqu’on est dans ce registre de la Bande dessinée jeunesse, La collection Lily Mosquito des éditions du même nom continue de s’enrichir de titres de qualité.
Outre le plaisir de retrouver le cher Wasterlain avec « Les Pixels et les mini dinosaures » la marraine de la collection, ma fille Lily, vous conseille les deux albums de Capucine Mazille et Sylvie Chausse : « Le château invisible » et « Le secret de l’alchimiste » très beaux livres foisonnants de détails et d’idées.
Le site de Mosquito :



mardi 28 février 2012

Vroum-vroum


Copinage :


Des nouvelles impressions de mon ami Laurent Lolmède,en compagnie de Lapin, un petit fascicule à se procurer avant la rupture de stock...


Pour ceux qui ont raté l'expo, et ceux qui l'ont vu... voici le recueil des dessins réalisés (à deux mains) lors de la visite de l'exposition au musée du Jeu de Paume.
40 pages - Tout en couleur - 19x13,5cm contre un billet de 5 € à l'adresse suivante:
Lolmède 3 rue Sainte-Opportune 75001 PARIS.


dimanche 26 février 2012

À la soupe !

Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi les lardons n'aiment pas la soupe. La soupe c'est bon, c'est facile à manger, mais les enfants préfèrent les frites ou les pâtes.
Même à de la soupe très bonne, ils préféreront des nouilles dégueulasses. 
Après cette constatation, vous voulez leur faire confiance pour l'avenir du monde ?
Ça et le fait qu'ils passent leur temps à vouloir manger des bonbons, ça ne présage rien de bien raisonnable pour la gestion future des ressources de la planète.
Enfin, comme de toute façon on ne va pas leur laisser grand chose à gérer...



samedi 25 février 2012

Popolitique expresse

Une petite réaction à l’écoute du journal de France culture à 12 h 30.
La journaliste interviewait Margie Sudre à propos des petites émeutes de rien du tout dans l’île de la Réunion, ( Margie Sudre minimise les actions violentes, elle précise que ce n’est pas TOUTE la Réunion qui se soulève, mais quelques villes, enfin, quelques endroits dans quelques villes, plus exactement ).
Peut-être qu’elle dit vrai, je n’en sais rien, mais à un moment, elle a eu une formule qui est très intéressante.
Pour moi, c’est le concept le plus novateur de cette campagne.
Elle a dit, en gros, que ce n’est pas tout à fait vrai qu’une personne sur deux à la Réunion vit sous le seuil de pauvreté. Il est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui bénéficient du RSA, mais il y a aussi beaucoup de travail informel.
Dans la plupart des familles il y a quelqu’un qui a un travail non déclaré en plus du RSA, le niveau de vie est au-dessus du seuil de pauvreté.
Je pense que ce nouveau concept de travail informel est une merveilleuse trouvaille, il y a peu de temps encore, on appelait ça de la fraude.