dimanche 7 septembre 2008

Ornythographe

Un de mes correcteurs d'ornythographe me signale que dans l'aparté désopilant : ( il vaut mieux un Harat qui rit qu’une écurie qui pleure ), haras s'écrit R A S, donc, rien à signaler, c'est pour ça qu'on doit à mon avis pouvoir l'écrire R A T, comme harat-loukoum, ( pas la peine de m'écrire si j'ai aussi fait une erreur à loukoum ! )
En bonus du week-end, un Mr POPO apopocryphe de mon copain Serge Ernst !
( n’hésitez pas à m’en envoyer, j’adore ça !

samedi 6 septembre 2008

Oulala...

Vacances, ( les ), fait encore un peu de figuration dans les incontournables bilans de l’été, mais à mon avis, il va faire une pose en octobre pour revenir en force à la Toussaint.
Pourquoi Oulala, me direz vous ? C’est chaque année la même chose, une certaine stabilité sémantique rassurante, alors qu’ailleurs, loin, là-bas chez les barbares, on s’étripe sans ces notions subtiles de vacances, rentrées, bilans...
La marque de la civilisation, faut-il l’admettre, serait le concept de vacance?
Qu’elle horreur !
Voilà pourquoi Oulala !
Pas grand chose nous différencie des sauvages, à part ces grandes et dérisoires migrations estivales ( Philippe ), et leur terrible cortège, ( Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace ).
Eh oui, en général, quand les populations se déplacent en masse, c’est l’exode, la fuite devant un ennemi, une menace, une bonne raison, quoi ! Alors que juillettistes et aoûtiens ne fuient que la médiocrité de leur existence.
Tout ça pour aller étaler leurs anatomies livides et bedonnantes sur des plages qui ne leur avaient rien fait .
L’humain en grappes est affligeant. Il peut encore avoir une certaine grandeur dramatique sous le feu des bombes, mais rassemblé sur une plage en slip, il est tout simplement grotesque.
Si encore, ces vacances le rendait gai, joyeux et désinvolte, mais, non, il part la peur au ventre, son pouvoir d’achat tout ratatiné par l’eau de mer lui file le bourdon, il a en perspective la fameuse rentrée et son terrible cortège.
Terrible cortège, dans un texte, c’est quand même drôlement bien, je trouve. Sarkozy, qui récupère tout, devrait essayer d’en coller entre ses borborygmes hallucinés, ça donnerait un peu de hauteur à ses gesticulations.
En plus, terrible cortège, ça fout la trouille, tu sens que les Allemands sont pas loin et que si tu ne veux pas finir au Panthéon, t’as intérêt à collaborer !
Je m’égare, mais Malraux, je ne le vois pas en maillot sur la plage de Palavas les Flots.
Par curiosité ethnologique, je fréquente un peu la plèbe et son terrible cortège, ( quand je vais acheter le pain et le journal essentiellement ! ), c’est important de rester en contact avec le pays réel.
Le pays réel a la rentrée triste. Il a du mou dans la corde à nœud, il est déçu parce que tout est trop cher et qu’il pleut.
Qu’il crève ! Comme on disait à l’époque d’Hara-Kiri , ( il vaut mieux un Harat qui rit qu’une écurie qui pleure ), il n’a que ce qu’il mérite, le pays réel.
Si le pain est trop cher, qu’il mange de la brioche !
Tant qu’il pourra acheter des écrans plasma à crédit, rien à attendre du pays réel qui est un con.
“ T’as bougé, toi, cet été ?”
Il a de ces questions, le pays réel ! Essentielles, primordiales : bouger. Transporter sa chair sur d’autres rivages et puis rentrer.
Ça dure combien de temps la rentrée ?
Tant qu’on voit Amélie Nothomb ?

mercredi 3 septembre 2008

Famille scissipare...

Y en a qui se séparent, y en a d’autres qui se rabibochent, ( qui n’est pas un rabbin allemand ! ), c’est la valse des étiquettes dans le cou des petits enfants aux patronymes à rallonge. La famille recomposée, c’est le modèle dominant de notre société de l’inconstance. “Ah, Constance, je file récupérer les ferrés de la reine et je suis à toi pour la vie !” ( D’Artagnan )
Ça fait des gens qui ont un truc en commun, ça fait aussi plus de voitures devant l’école le jour de la rentrée des classes !
Dans la famille scissipare, je voudrais la grand-mère...
Pioche !
Ségolène Royal a fait un bisou à François Holland, il paraît,( j’hésite toujours à mettre un E à Royal et à Holland ! ), le président des lapins de garennes est à peine divorced qu’il est déjà remaried, terminera-t-il son mandat sans être largued ?
Le maire de Paris sera-t-il le premier président noir de la république Française ?
Notre société évolue à toute vitesse, mais il reste François Bayrou.
Imperturbable, une sorte de Garry Cooper Béarnais qui regarderait impassible passer les trains qui sifflent trois fois.
Bayrou, c’est le petit train interlude de la télévision Française des années 70. Une interruption momentanée de l’image, un problème de faisceau, une panne d’émetteur, on peut mettre François Bayrou, c’est décoratif et apaisant.
François Bayrou, c’est un piéton sur le bord d’un circuit automobile, qui parle à des formules 1.
Il n’a aucune chance pour les élections, jamais les américains ne voteront pour un Béarnais blanc Modemocrate, mais il est sympathique et ça, en ce moment, c’est rafraîchissant.
Ça m’a fait plaisir de revoir sa bonne tête de looser Palois. Car la rentrée, c’est aussi ça, c’est le retour des refoulés. François Holland et François Bayrou ont d’un seul coup un truc à dire, ça sent bon le sous bois, les champignons, c’est l’automne qui revient, c’est reparti pour une année.
La croissance n’est pas au rendez-vous que lui avait fixé le chef de l’état c’est moi et l’on rencontre de plus en plus de déçu du Sarkozygoto. Ça devient difficile de causer avec ces gens là, quand ton regard pénètre dans un abîme, l’abîme aussi pénètre en toi, comme disait Friedrich !
J’ai eu l’occasion de discuter avec un déçu du mari de Carla Bruni, franchement, je préfère avoir mal aux dents.

mardi 2 septembre 2008

Comme un ouragan, la tempête en moi a tout emporté...

Est-ce que Stéphanie de Monaco vend quelques disques de plus à chaque bulletins d’alerte météo sur la Louisiane ?
Ça y est, c’est la rentrée ! La rentrée des typhons, des écoliers, la rentrée politique, la rentrée médiatique...
Le tout un peu raté, un brin poussif. Par exemple l’ouragan de velours sur la Nouvelle Orléans, ben c’est pas aussi terrible qu’on l’espérait sur TF1-France 2. Je veux dire qu’on le redoutait, bien sûr !
Il reste l’espoir que les digues cèdent à la pression médiatique pour que les équipes envoyées spéciales ne se soit pas mouillées pour un feu de paille.
Les grands fléaux de l’été : Les méduses, le Tricastin qui fuit, Soljenitsyne, les bébés sur les banquettes arrières des voitures des papas qui travaillent plus pour se payer des voitures plus grandes sur les banquettes arrières desquelles ils pourront oublier plus de bébés, les jeux olympiques des droits de l’homme de Neandertal, Raymond Domenech, Philippe Val versus Siné...Oublié tout ça, l’heure est à la reprise des vieilles chaussettes de la rentrée.

lundi 1 septembre 2008

Yeti l’été ?

Où c’est-y l’Ossétie ?
La géopolitique c’est quand même bien pour découvrir des pays qui n’existaient pas, qui n’existent pas ou qui n’existeront plus.
Si vous êtes un tout petit état têtu, faites donc installer un pipeline dans votre salon et demandez l’indépendance à Vladimir Poutine ou quelque chose comme ça, (mais je n’ai peut-être pas tout compris parce que je regardais la mer !)
Comme j’ai tout de même voulu faire le gars concerné par les problème du monde, j’ai acheté quelques journaux et puis l’autre jour, pris d’un coup de folie, j’ai allumé la télévision pour voir le 20 heures.
Je n’aime pas les voitures de course, j’ai donc choisi France 2 et son présentateur déguisé en PPDA, qui a plus l’air d’un scooter que d’une Ferrari.
Pas de chance, je devais être un peu à la bourre, j’ai raté l’Ossétie et les J.O et je suis tombé sur un reportage sur le Yeti.
Ça, c’est la grandeur du service public, toujours en prise directe avec le réel.
Bon, ça se passe aux Indes comme on disait à la belle époque des colonies et il y a un mec qui a vu le Yeti dans les bois en allant cueillir des champignons hallucinogènes. Promenons nous dans les bois, pendant que le Yeti n’y est pas...Chantent sans doute les petits Mowgli du coin, en respirant les effluves opiacés du pétard paternel.
J’ai l’air de me moquer, mais c’est peut-être vrai, cette histoire de grand singe, après tout, on a bien découvert récemment l’Ossétie et c’est plus facile de cacher un yeti qu’un pipeline.
Non, ce qui m’a amusé, c’est que le reportage montrait une tribu perdue dans la jungle, avec interview d’une indienne hilare qui fumait un gros pétard et avait vraiment l’air de se foutre de la gueule du reporter. Mouvements de caméra sur deux totems et trois cases, un éléphant et quelques villageois, (ou tribugeois), raides défoncés et roulez jeunesse, voilà un joli petit reportage d’été pour terminer sur une note légère le 20 heures de la fin du monde est pour bientôt, accrochez vous au pinceau, j’enlève l’échelle.
Malheureusement, pas d’image du Yeti, juste un spécialiste local qui montre trois poils dans un sachet en plastique, comme dans les séries américaines.
Et pourtant, quelques jours plus tard, qui je vois débarquer à Orly en provenance de Chine ?
Un grand singe blanc, ( il a perdu tout ses poils à cause du chlore ), déguisé en Tintin, ( ce qui est plutôt malin pour un singe ), avec un polo rose, immense, des épaules incroyables et un air néandertalien qui trahissait ses origines simiesques.
Il paraît que c’est un nageur Français et qu’il a gagné une médaille dorée dans une kermesse à Pékin, mais avec moi, ça ne prend pas, je sais bien que c’est le Yeti dont à propos duquel on nous a causé sur France 2, au 20 heures.

jeudi 7 août 2008

Poésie sur parole...

Je sais bien que l’amour est enfant de bohème et qu’il n’a jamais connu de lois et que si les lions sont plus forts que les lapins, c’est pas une raison pour que les lapines les suivent du regard en clignant de l’œil, mais...
Et voilà, j’ai encore fait une phrase trop longue !
Non, ce que je voulais dire, c’est que comme c’est l’été et qu’il y a relâchement des mœurs consécutive à l’exaspération de votre libido de petits lapins, méfiez vous de l’attelage à la mode, popularisé par le chef de l’état c’est lui, à savoir le mariage de la carpe et diem et du chaud latin.

Je sais qu’il y en a qui se demande ébahis, comment que c’est possible d’être aussi brillant, y a pas d’mystère les amis, c’est que du travail, du travail et encore du travail . Nous, les artistes du firmament, on à l’air d’être des branleurs, mais en réalité, on ne dort pratiquement pas, ( moi, par exemple, pas plus de 10 heures de sommeil par nuit ! ).
Le secret de la réussite insolente, c’est rien d’autre que des heures de vol !
C’est ainsi que semblable au prince des nuées, ( qui hante la tempête et se rit de l’archer ! ), nos ailes de géant nous empêchent de marcher et de planter un clou droit.
En fait, ce matin, en prenant mon petit déjeuner, je pensais à Carlita la chanteuse d’état.
C’est parce que j’ai la détestable habitude, d’écouter les infos de Paris Inter et que le disque, (on dit encore disque ?), de madame la femme du président du pouvoir d’achat, est “disque Inter”.
“Disque Inter”, ça veut dire que ça passe sur les ondes plusieurs fois par jour, mais heureusement, j’ai autre chose à faire qu’écouter la radio.
Au début du mois de juillet, j’ai entendu un journaliste qui s’excusait vaguement comme quoi que c’était décidé depuis plusieurs mois avant que Carlita convole.
Ça veut dire vachement longtemps avant la sortie de l’album, (je ne sais pas pourquoi on dit album pour un disque, mais ça permet de ne pas dire disque une fois de plus et éviter les répétitions, dans un texte, c’est primordial. C’est comme la circoncision, dans un texte, c’est vachement important, surtout si tu écris pour Charlie Hebdo !).
Là, autant mettre un point, au point où j’en suis.
Revenons à notre péronnelle de l’Élysée. (Ne comptez pas sur moi pour un jeu de mots foireux avec une poignée de main sur la péronnelle de l’Élysée, c’est pas mon genre, je fais juste cet aparté un peu lourd pour que les moins vifs d’esprit ne loupe pas trop de trucs).
Je n’y connais rien en industrie du disque, mais si ça se trouve, France Inter prévoit ses “disques Inter” avant d’avoir pu les écouter !
Peut-être que ça se décide à la pochette. Auquel cas, c’est normal que ce soit Carla Bruni qui gagne.
Si ça se trouve, le prix du livre Inter aussi, cette année ce sera Carla Bruni !
De toute façon, une fois que tu as décroché les grelots du président, tous les autres prix, c’est des hochets, si vous me permettez cette image hardie.
Le plus simple, pour la fin d’année, serait d’instaurer un prix Carla Bruni du meilleur coup de l’année.

Heu... Je voulais dire le meilleur coup médiatique, le reste est de l’ordre de leur vie privée et la vie privée des carpes et des lapins ne nous regarde pas.