dimanche 25 mai 2014

Ami t'entends-tu ?




Je ne sais pas vous, ( enfin si, je le sais un peu en fait ! ), mais moi je n'arrive pas à ne pas aller voter.
Même quand je ne veux pas parce que ça commence à bien faire d'être pris pour un électeur, les jours d'élections, je trouve toujours un moment pour aller faire mon devoir de con-citoyen.
J'aime tellement la solitude qu'il faut venir me déloger de l'isoloir.
Je passerais des heures à regarder les "prospectus électoraux" pour le cas où, au dernier moment, un argument important m'aurait échappé.
Un qui dirait qu'il va s'occuper des dessinateurs de BD et leur fignoler un statut digne d'un député européens, par exemple.
Du coup, pour ne pas être venu pour rien, je finis toujours par voter pour une liste pas trop éloignée de mes idées et qui en général fait un score très undergroundesque ou au mieux stéphanois en deuxième division, quand je me laisse attendrir par l'air idiot de Dany Cohn Bendit et la moustache de José Bové, ou que je me dis que ça serait pas mal de respirer de l'air pur en mangeant des carottes bio, ( il m'arrive d'être d'une rare perversité ! )
C'est pas grave, au moins j'ai participé au truc et personne ne peut venir me faire chier en me disant que c'est de ma faute Lepen.
rien que pour ça, ça vaut le coup.
 ( Et puis j'adore mettre des bouts de papier dans des enveloppes ! )
Parmi les petites choses énervantes de la démocratie pouèt-pouèt, il y a cette injonction permanente et totalement inefficace de la part des médiatiques icônes et icôns, à nous envoyer nous tripoter les urnes.
À force de nous dire de cette façon condescendante et nauséeuse que c'est "important d'aller voter", "qu'il faut aller voter", "votez pour qui que vous voulez, mais votez"… ( c'est ce qu'ils ont fait, mais on dirait que c'est quand même pas bien ! Soyez plus précis, les mecs ! )
Avec cet air de "il faut tout leur dire à ces cons", t'as plus envie de mettre des pains dans la gueule que ton bulletin dans l'urne, non ?
Oui, c'est à toi que je parle, imbécile !
Fais pas semblant de pas avoir vu qu'il y avait quelque chose d'écrit.
Ah, tu fais moins le malin ce matin, sale collabo !
( Michel, te fâches pas, je déconne ! )
Moi, je m'en fous, à un poil près je suis abstentionniste aussi, c'est juste un vieux réflexe qui me fait voter, un peu comme un canard qui continue à courir avec la tête coupée.
Mais à mon avis, les i-côns et et les i-cônnes ne vont pas vous rater.
Vous aurez du bol si vous n'êtes pas tondus à la libération !

Quelle libération ?
Ah, ouais, merde c'est vrai !


2 commentaires:

Yv' a dit…

Depuis cette bleue marine, les mots roses et les pères verts broient du noir.
C'est l'heure, hop,
in your hope,
c'est pas glop
ma salope
de tourner sept fois autour de ta langue
pour en mâcher les mots.
Autour du pot
s'est fait l'ornière,
remplie de fumiers,
dans laquelle le coq continuera de puiser son chant merdique

wens a dit…

Bon sang ! On se croirait chez François Matton !!!!
C'est le printemps des poètes-pouet on dirait...