lundi 2 mars 2015

O tempora o mores


Super ambiance au pays du fromage qui pue. Plus ça va et moins c’est joyeux de vivre dans ce pays au bord de la crise de foi.
J’ai envie de partir mais je ne sais pas où aller. 
Est-ce que c’est trop tôt ?
j’attends que Marine Lepen soit au pouvoir ou qu’un malheureux concours de circonstances permette le retour du refoulé ?
Tant que je reste dans ma cambrousse en faisant bien attention de ne pas avoir de contacts infectieux avec la population qui pullule, ça va. 
Vous ricanez, mais la dernière fois que je suis allé à Paris j’ai failli tuer un garçon de café. 
Pourquoi on ne leur dit rien aux cons ?
pourquoi on supporte stoïquement toutes ces petites agaceries qui font mal au ventre ?
C’est comme les médecins spécialisés et leurs tarifs hallucinants, ils sont aussi sympathiques que des garçons de cafés parisiens, ils prennent ta carte bleue du bout des doigts ou mieux, la font prendre par leurs secrétaires, parce que ces gens là sont au dessus des contingences matérielles et te donne le sentiment en permanence de les emmerder, qu’ils n’ont pas que ça à foutre.
Quand ils t’annoncent 150,00 € pour un petit examen d’un quart d’heure, c’est tout juste si tu ne leur baises pas les pieds, alors qu’on devrait leur dire que ce sont des escrocs.
Tout est devenu hors de prix et sous prétexte de ne pas vouloir passer pour un pauvre, on ferme sa gueule et on continue de faire comme si tout ça était normal, du café en terrasse à l'examen de l'abdomen.
Heureusement qu’il me restait un peu du fric que j’avais caché dans un cimetière mexicain pour payer les honoraires prohibitifs des spécialistes qui se penchèrent jadis sur mon cas désespéré, sinon je serais mort sans savoir ce que j’avais.
Même être mort, je sens que ça va encore être onéreux. j’étais garé l’autre jour devant la vitrine d’un fleuriste et j’ai jeté un coup d’œil aux trucs en marbre avec une connerie écrite dessus pour mettre sur les tombes. C’est presque aussi cher que les honoraires d’un neurologue, ces machins hideux !
Je m’en fous de passer pour un avare, je vais me faire incinérer.
Chaque fois que je parle de la mort, il y en a un pour me dire que je n’ai pas le moral, mais ça n’a rien à voir, je n’ai pas de problème avec ma mort moi, je sais que 100 000 vierges m’attendent au Valhalla des dessinateurs avec du thé et des loukoums, ( oui, j’ai fait rajouter une sourate à propos des pâtisseries orientales parce que j’aime bien grignoter aussi ).
Ouais, bon. j’avais envie d’utiliser un peu le clavier, ça fait longtemps que je ne fais plus semblant d’être énervé, ( en réalité je suis super zen, j’attends la fin avec désinvolture, la seule attitude digne d’un gentleman ).

Je suis retombé sur ce Mr Popo jeune que j’avais esquissé au tout début des Mr Popo, ça m’a fait repenser aux années 70, à l’époque, il y avait déjà des cons, mais on avait le sentiment qu’on pouvait quand même bien les faire chier. aujourd’hui, c’est l’inverse.

2 commentaires:

François Matton a dit…

Super texte, super blog. J'adore quand c'est énervé et lucide comme ça. Ça me rappelle quand je me sentais jeune et léger. Aujourd'hui, quand je suis énervé, je n'en fais plus profiter personne. C'est parce que je vieillis. Chier.

wens a dit…

Cherchons calmement quels avantages nous allons tirer du fait de vieillir. Inéluctable si l'on ne veut pas vivre vite et mourir jeune comme cet abruti de James Dean.
Faire chier les jeunes, déjà, ça peut être un bon programme, donner des conseils idiots à des imbéciles qui ne les suivront pas tout en sachant que l'expérience tout de même, hein, c'est l'expérience.
Et puis surtout peu à peu, vivre dans un monde au sein duquel plus personne n'a les mêmes références que nous, comme si l'on avait voyagé très loin sans bouger de ses charentaises...
C'est qui James Dean ?

Merci Mr François Matton, d'être.

Le blog de François Matton : plein de beaux dessins et de réflexions philosophiques amusantes.
Allez-y vous n'en reviendrez pas !