À l'occasion de la sortie du livre "Mr POPO et les Nouilles Martiennes" en librairie le 18 avril 2013, j'ai créé une série de 5 badges, pas moins, pour ceux qui soutiennent de façon militante la Popologie. Ils sont arrivés !
Méga collector du futur, ils sont réservés aux visiteurs du blog et aux lecteurs que je rencontrerai en festivals, (pas d'autres points de vente). Ils sont en métal, fabriqués en France et font 38mm. Le prix 2 € pièce + 0,50 pour le port (quel que soit le nombre en dessous de 5 badges). La série complète 8,00 € port compris pour la France. Pour 1 seul badge, vous pouvez envoyez 2,50 € en timbres, c'est plus simple ! Soutenez la Popologie et envoyez vos commandes à : Isaac Wens Lieu dit de Gaumé 32800 Ramouzens.
C'est
juste plus possible. Cette expression, " c'est juste..." ça ne
peut plus durer, c'est juste insupportable !
Il
a fallu pratiquement 30 ans pour que les gens se rendent compte que "tout
à fait" pour dire "oui" et le verbe "gérer", éléments de langage utilisés encore par quelques peuplades primitives, étaient impropres
à la consommation et voilà que ce sont les "justes" qui prennent le
relais.
J'ai
lu tout Victor Hugo, pas une seule fois il n'emploie le verbe gérer. Des
milliers de pages de la littérature Française sans un seul "tout à
fait" !
Jamais
Voltaire n'a dit "c'est juste pas possible".
Donc,
c'est possible de ne pas répéter comme des perroquets des expressions débiles
entendues dans les médias télé-radio-web.
D’ailleurs,
Victor Hugo n’avait pas le haut débit et il s’exprimait dans un Français
impeccable !
Jamais
Flaubert n’aurait repris les mots d’une connasse à gros nichons en plastique
« vu à la télé », aucun de ses livres n’a jamais été qualifié de
« livre événement » et il n’est même pas passé une seule fois à
« Apostrophe ».
On
peut vivre sans être complètement con, faites un effort, bordel !
Lisez
« Madame Bovary », elle est plus intéressante que Nabilla, la
méga-star du vide créée par la populace imbécile et Panurgesque.
« Un
phénomène médiatique » digne de notre époque.
J’ai
honte pour nous.
Un
tout petit degré d’exigence, c’est trop demander ?
Ne
pas rendre célèbres des imbéciles et leur faire gagner beaucoup d’argent
seulement parce qu’ils sont des icônes de la connerie, ça devrait être un principe
déontologique pour un journaliste.
Donnez
aux enfants un autre horizon que l’absolue nécessité de « faire le
buzz »pour avoir le sentiment d'exister.
Si on commence à
trouver que les z’Hommes politiques dans leur ensemble ne sont pas dignes de
confiance, ce qui est une opinion de plus en plus répandue, et que néanmoins
ils sont élus par ceux qui se déplacent encore pour jouer à la démocratie,
c’est parce que nous n’avons pas le choix.
Dans le meilleur
des cas, le citoyen leur accorde le bénéfice du doute, de la bonne foi, mais
sans beaucoup d’illusions sur leur motivation profonde, (qui est, bien entendu,
de servir le pays avant tout autre considération).
C’est un peu comme
en foot, tu prends ce qu’il y a sur le marché de gros mollets pour faire
l’équipe de France, et tant pis si on ne peut pas discuter philosophie avec
Ribéry, on ne va pas aller nous-même perdre contre l’Espagne.
On est pas
footballeur et on a pas envie de l’être, comme nous n’avons pas plus envie
d’être président de la république du pays du fromage.
On aimerait juste
que ceux que ça branche soient des types biens.
Disons honnêtes au
minimum et aussi un petit peu au courant de comment ça se passe dans la vie
réelle.
Un président qui
aurait été 3 ou 4 ans au chômage, qui aurait fait des saisons de vendange,
caissière, plongeur dans un resto… qui aurait même juste un petit peu travaillé
vraiment comme avocat, ça serait déjà pas mal.
C’est comme les
professeurs qui sont censés éduquer les enfants en ayant jamais rien connu
d’autre que la fonction publique et l’école. Les générations d’enseignants qui
sont passés de l’école à l’école en entendant toute leur enfance parler des
problèmes des enseignants.
Même avec la
meilleure volonté du monde, je ne crois pas que ce soit une très bonne
formation pour appréhender le monde réel.
D’abord tu vis un
peu, tu travailles et ensuite, tu fais professeur, (ah ah ah ! je le fais
exprès pour énerver mes copains enseignants !).
Pas avant d’avoir
fait le tour du monde, ça serait l’idéal.
Pour les
politiciens, c’est la même chose, mais à l'envers : avant de se la péter en voiture de fonction et de faire le tour du monde en avion, tu vis la vraie vie de tes concitoyens. S’ils veulent être des professionnels,
il leur faut une bonne formation professionnelle sur la vie des gens.
Au lieu de ça on
fabrique des Hommes d’état avec ce qu’il y a de pire, des petits-bourgeois bons
élèves et arrivistes.
Comment voulez-vous
que ça marche ?
C’est leur façon de
se cramponner qui tuera la démocratie, plus que leur incompétence à régler les
problèmes.
Pour éviter que des
braves types aient l’idée de servir des intérêts personnels, pas plus d’un mandat.
Président 5 ans, c’est suffisant.
Vu leurs résultats
à tous depuis 30 ans, il n’y a pas à hésiter et puis ça éviterait qu’ils soient
en campagne électorale dés le lendemain de leur élection pour la suivante…Et puis
ça éviterait leurs éternels retours, les larmes pathétiques de madame et les
pirouettes grotesques de monsieur.
Ce qui façonne la
culture visuelle du public, de celui qu’on appelle GRAND pour dire qu’il est le
plus nombreux, ce sont les médias massues : le cinéma, la télévision, Internet
et le jeu vidéo, dont on dit qu’il est le « bien culturel » le plus
vendu dans le monde, ce qui donne une idée de la culture de ce monde.
L’œil, c’est
l’outil avec lequel le cerveau perçoit la réalité, c’est avec ce truc que nous
nous faisons une vision du beau et du laid et c’est assez mystérieux.
C’est mystérieux
parce qu’il y a des choses que tout le monde trouve belles et d’autres que nous
sommes tous d’accord pour trouver hideuses.
C’est ce qui nous
rapproche.
Par exemple, les
chatons, c’est mignon, vous ne trouverez pas grand monde pour dire qu’un petit
chat, c’est moche. C’est une sorte de programmation naturelle, on est
programmés pour trouver les bébés bestioles adorables, ( sinon on pourrait
marcher dessus et les espèces s’éteindraient).
Mais heureusement,
il y a la culture.
La culture, c’est
ce qui fait que des petits chatons dans un panier ou un chalet Suisse, c’est
moche.
Un chalet Suisse,
en soit, ça peut être sympa, mais sur un calendrier, c’est moche !
Merci la
culture !
Bien sûr, vous
faites peut-être partie des gens qui trouvent les chalets dans un panier, ou
les chatons Suisses trop chou… C’est aussi une forme de culture.
Ce qui serait
dangereux, c’est que dés l’enfance, ce soit l’esthétique du calendrier des
postes qui soit privilégiée visuellement pour l’éducation de l’œil du GRAND
public.
Avouez que ce
serait tout de même dommage qu’on finisse par trouver moches les toiles de
Bonnard, Picasso, Rembrandt…
Le nouveau
calendrier des postes, c’est l’image de synthèse, elle imprègne l’œil des
enfants qui plongent avec délices dans les mondes vulgaires et virtuels de
leurs jeux vidéos et dont la culture est fabriquée par les studios Pixar,
Dreamwork et compagnie.
Les films qui
sortent de ces studios américains à une cadence infernale se ressemblent tous,
vieillissent mal, et sont constitués d’une grammaire de gestes identiques, de
mimiques copiées d’un film à l’autre et d’un graphisme de textures qui est, bien souvent, leur
seule originalité.
Cette esthétique du
« léché réaliste » est en train de devenir la référence
culturelle du monde mondialisé.
Finalement, les
petits chatons dans un panier du calendrier des PTT, c’était pas si mal !
Je ne me souviens plus depuis combien de temps Raymond Barre n'est plus vivant, ni Raymond Domenech, mais hier, je me suis rappelé que Jean Giraud est toujours mort. Si je croyais "aux forces de l'esprit", comme Mitterrand je pourrais dire qu'il est encore un peu avec nous, les dessinateurs. Et en réalité, ce n'est pas tout à fait irrationnel, je ne sais pas s'il y a beaucoup d'entre nous qui ont quelque chose en eux de Tennessee, mais les dessinateurs de BD ont tous un petit peu de Jean Giraud dans l'âme ou dans le crayon, si vous ne croyez pas aux choses de l'esprit. Hier, en dessinant ce personnage, d'après la photo d'un marin de Nantucket, je lui ai trouvé un air de ressemblance avec Gir-Giraud-Mœbius... Finalement, tout en étant allé rejoindre les mondes parallèles de Philip K. Dick, il continue à envoyer des petits signaux graphiques !
Depuis que je suis
devenu une référence en matière de philosophie, un maître à penser, une lueur
dans les ténèbres…on s’attend à ce que j’exprime un avis tranché et définitif
sur tout et n’importe quoi.
Mais, le pape, je
m’en fous.
Il peut être un
ancien nazi, un pédophile ou un Argentin, je ne me sens pas concerné, vu que je
suis athée jusqu’à la raie.
Je me suis hâté
jusqu’à l’arrêt, je voulais dire.
Je suis attiré par
l’éther et atterré par la Terre, disait dieu en soufflant dans son bec.
( Dieu est un
ornithorynque !)
Dieu est athée, par
définition.
Que le nouveau
souverain des gens qui y croient ne soit pas un saint, qu’il ait dit ou fait
des conneries en 76 ans, c’est normal. Un homme d’Église, de quelque confession
qu’il soit, ne peut pas arriver au sommet de la hiérarchie en ayant pas
hiérarchié sur la gueule de quelques subordonnés et livré des juifs à la
Gestapo.
On a beau être
pape, on en est pas moins homme.
Que François number
one pense un peu connement sur certains sujets, comme les femmes, la sexualité,
ou la liberté d’expression, c’est la moindre des choses pour un catholique.
Il y a un milliard
deux cent millions de catholiques dans le monde, c’est beaucoup. Combien y
a-t-il d’athées atterrés que ces simagrées d’un autre âge gonflent
prodigieusement ?
Si les athées
avaient un pape, ils pourraient eux aussi faire des signaux de fumée et jouer
avec les amulettes !
Aujourd’hui, il
neige, c’est beau et François Bayrou parle dans la voiture. Il est du Béarn,
comme Cazoul, c’est une région riche en fantaisistes.
Ça fait un moment
que je ne les écoute plus, les professionnels de la politique, j’ai
complètement viré vers l’underground. Les professionnels nous tuent.
François Bayrou, ce
qui le rend sympathique, c’est qu’il a un petit côté amateur, moins assassin
que les autres.
Les journalistes
professionnels, les footballeurs professionnels, les hommes et femmes politiques
professionnels… Tous ces gens qui se prétendent au service de la nation, de
l’information, ou du ballon rond, nous tuent.
Ils font ça sans
même s’en apercevoir, de bonne foi, en
croyant bien faire, mais ils nous assassinent. Ils sont fabriqués pour
ça, pour penser comme il faut, s’exprimer comme il faut, courir comme il faut,
ce sont des professionnels.
Il ne faut pas
compter sur les professionnels pour avoir des idées farfelues.
C’est la raison
pour laquelle l'époque est ce qu’elle est, un peu terne, un peu triste, sans
autre issue que la croissance.
Comme disait
Choron : « Qu’ils crèvent ! »
Il y a toute
l’Histoire de l’Humanité pour contempler leur œuvre, à ces gens qui ont pensé
un jour qu’ils étaient en capacité de gouverner, de décider pour les autres,
d’être des pros du pouvoir.
Une belle réussite.
Je ne peux plus
écouter les médias qui m’expliquent le monde, ils me parlent d’un monde qui est
le leur et je me sens extraterrestre, ma vie n’a rien à voir avec leurs
préoccupations.
J’en ai rien à
branler du pape professionnel, ou de la ligue des champions professionnels, ni
de la baisse des immatriculations de bagnoles, pas plus que de la guerre à
droite ou à gauche, des français qui préféraient l’ancien président au nouveau
et qui voteront pour un pire la prochaine fois.
Je veux que les
professionnels qui ont raison me foutent la paix !
Je voudrais
entendre des amateurs qui se trompent.
Je vais m’écouter
un peu Cazoul, ça va me remettre de bonne humeur !
Il y a des jours où
la vie est pleine de surprises.
Par exemple,
aujourd’hui, c’est un jour comme ça, un jour de grande découverte musicale.
C’est le jour où le
bibliobus passe dans le village, ( c’est une sorte de bibliothèque, mais qui
roule. Je précise pour ceux qui n’ont pas la chance d’habiter au fin fond de
nulle part et qui sont obligés d’aller à la bibliothèque, alors que pour nous,
les habitants de la France profonde, c’est la bibliothèque qui se déplace. Eh
ouais, on est des petits veinards ! )
Bon, c’est
l’occasion pour moi de dénicher des trucs que je ne connais pas en BD et en
musique pendant que la femme de ma vie se charge de choisir des livres que je
ne lirai pas.
Je n’ai pas encore
réussi à dépasser le 19e siècle, en littérature, mais je ne
désespère pas d’arriver un jour à lire du Christine Angot sans
m’évanouir !
Ce que j’aime bien
faire, dans le bibliobus, c’est ouvrir les tiroirs où sont rangés les CD, et me
choisir des trucs improbables, juste à la pochette.
Je prends toujours
des albums d’artistes que je n’ai jamais entendus, c’est comme jouer à la
roulette russe, mais en moins dangereux, ( ça peut faire mal à la tête,
remarquez ! )
La bibliothèque à
roulettes, elle est conduite par deux types très sympas avec qui je bois un
café avant de partir. Le café, c’est une dame très gentille qui l’apporte dans
un panier et on le boit dans des verres en pirex, c’est comme ça à la campagne
et c’est bien.
Voilà, j’ai planté
le décor, je peux vous parler de la grande révélation musicale du siècle. Cette
fois, ce n’est pas de ma faute, c’est un des gars du bibliobus qui a trouvé le
CD génial, « à la pochette »
Je vous passe les
péripéties de l’écoute dans le bus et le rude échange pour savoir qui allait
garder le CD d’Armand Cazeneuve dit Cazoul !
Finalement, c’est
le découvreur, pour ainsi dire, comme on le fait pour les découvreurs de
trésors, « l’inventeur » de la pépite musicale qui l’emporte en
premier, mais je suis sur la liste pour le prochain passage du Cazoul !
Désormais,
c’est sûr, il y aura un avant et un après.
Un condensé de quelques
commentaires lus sur le site de la FNAC :
Cazoul est une
machine de guerre implacable qui broie tout sur son passage, il redéfinit les
canons de la chanson Française avec un à propos qui laisse pantois.
Ce disque est beau
et indispensable. Les versions de « allumer le feu », « cargo de
nuit », « la nuit je mens » ou « Manhattan Kaboul »,
sont à tomber par terre, ( je vous aurais prévenu ! )
Préparez-vous à un
choc esthétique et culturel, écoutez Cazoul !